La romancière franco-marocaine Samira El Ayachi figure parmi les neuf finalistes du Prix de la littérature arabe 2026, décerné par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe. Elle est sélectionnée pour son roman *Madame Bovary, ma mère et moi*, paru aux Éditions de l’Aube.
Pour cette 14e édition, l’ouvrage de Samira El Ayachi est le seul livre marocain retenu dans une sélection qui réunit également des auteurs originaires ou liés à l’Algérie, au Koweït, au Liban, à la Palestine et à la Tunisie.
Le roman concourt aux côtés de huit autres titres : "L’Impossible Roman de l’honorable monsieur K." de Taleb Alrefai, "Hind ou la plus belle femme du monde" de Hoda Barakat, "Houaria" d’Inam Bioud, "Ici commence la terre" de Jadd Hilal, "Chansons pour les ténèbres" d’Imane Humaydane, "Septentrionale" de Karim Kattan, "Quatre jours sans ma mère" de Ramsès Kefi, et "Le garçon ébloui" de Xavier Leclerc.
Née en France de parents marocains, Samira El Ayachi nourrit une partie de son œuvre de l’histoire familiale et de l’immigration marocaine dans le Nord-Pas-de-Calais. Son précédent roman, "Le ventre des hommes", publié en 2021 aux Éditions de l’Aube, retraçait le destin de son père, mineur marocain employé dans les dernières mines du bassin houiller, sans avoir pu bénéficier du statut de mineur, alors qu’il avait six enfants à charge.
Avec "Madame Bovary, ma mère et moi", paru en janvier 2026, l’écrivaine conserve ce terreau intime tout en changeant de perspective. Elle se penche cette fois sur trois générations de femmes, sur la relation mère-fille et sur la santé mentale des femmes issues de l’immigration, un sujet longtemps resté en marge du récit collectif de l’immigration marocaine en France.
Le livre met en dialogue trois figures féminines : une mère arrivée en France en 1978 depuis le sud du Maroc dans le cadre du regroupement familial, sa fille, narratrice du roman, et Emma Bovary, l’héroïne de Flaubert. Cette dernière occupe une place singulière dans le récit, la narratrice ayant dû étudier *Madame Bovary* pour le baccalauréat, avant d’oublier le livre le jour de l’examen.
À travers de courts chapitres, portés par une langue vive et imagée, Samira El Ayachi compose le quotidien d’une famille de six enfants installée dans un coron de la région de Lens. Anecdotes, colères, fous rires et rébellions s’y entremêlent, dans une époque où le charbon rythmait encore la vie de toute une région.
En faisant dialoguer sa mère avec le personnage de Flaubert, l’autrice interroge l’héritage transmis entre mères et filles à travers les livres. Elle explore aussi la solitude et le silence de femmes venues, dans les années 1980, rejoindre dans le nord de la France des maris mineurs qu’elles connaissaient à peine.
Créé il y a treize ans, le Prix de la littérature arabe s’est imposé comme l’une des rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire issue du monde arabe. Il récompense un roman ou un recueil de nouvelles écrit par un auteur ou une autrice originaire d’un pays de la Ligue arabe, publié en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.
Pour l’édition 2026, sont éligibles les ouvrages parus entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026. Après une première sélection effectuée par un comité chargé d’examiner les publications récentes des maisons d’édition françaises et arabes, le lauréat sera désigné par un jury composé de personnalités des médias, des arts et de la culture, ainsi que de spécialistes du monde arabe.
Cette année, le jury sera présidé par l’écrivain et avocat Alexandre Najjar, lauréat du Grand Prix de la Francophonie 2020. Une mention spéciale, dotée de 2.000 euros, viendra également récompenser le traducteur ou la traductrice de l’un des ouvrages de la sélection finale, afin de valoriser le travail de transmission d’une langue à l’autre.
La remise du Prix de la littérature arabe 2026 aura lieu en décembre à l’Institut du monde arabe, dans le cadre de la Semaine de la langue arabe, en présence d’Anne-Claire Legendre, présidente de l’institution.
Pour cette 14e édition, l’ouvrage de Samira El Ayachi est le seul livre marocain retenu dans une sélection qui réunit également des auteurs originaires ou liés à l’Algérie, au Koweït, au Liban, à la Palestine et à la Tunisie.
Le roman concourt aux côtés de huit autres titres : "L’Impossible Roman de l’honorable monsieur K." de Taleb Alrefai, "Hind ou la plus belle femme du monde" de Hoda Barakat, "Houaria" d’Inam Bioud, "Ici commence la terre" de Jadd Hilal, "Chansons pour les ténèbres" d’Imane Humaydane, "Septentrionale" de Karim Kattan, "Quatre jours sans ma mère" de Ramsès Kefi, et "Le garçon ébloui" de Xavier Leclerc.
Née en France de parents marocains, Samira El Ayachi nourrit une partie de son œuvre de l’histoire familiale et de l’immigration marocaine dans le Nord-Pas-de-Calais. Son précédent roman, "Le ventre des hommes", publié en 2021 aux Éditions de l’Aube, retraçait le destin de son père, mineur marocain employé dans les dernières mines du bassin houiller, sans avoir pu bénéficier du statut de mineur, alors qu’il avait six enfants à charge.
Avec "Madame Bovary, ma mère et moi", paru en janvier 2026, l’écrivaine conserve ce terreau intime tout en changeant de perspective. Elle se penche cette fois sur trois générations de femmes, sur la relation mère-fille et sur la santé mentale des femmes issues de l’immigration, un sujet longtemps resté en marge du récit collectif de l’immigration marocaine en France.
Le livre met en dialogue trois figures féminines : une mère arrivée en France en 1978 depuis le sud du Maroc dans le cadre du regroupement familial, sa fille, narratrice du roman, et Emma Bovary, l’héroïne de Flaubert. Cette dernière occupe une place singulière dans le récit, la narratrice ayant dû étudier *Madame Bovary* pour le baccalauréat, avant d’oublier le livre le jour de l’examen.
À travers de courts chapitres, portés par une langue vive et imagée, Samira El Ayachi compose le quotidien d’une famille de six enfants installée dans un coron de la région de Lens. Anecdotes, colères, fous rires et rébellions s’y entremêlent, dans une époque où le charbon rythmait encore la vie de toute une région.
En faisant dialoguer sa mère avec le personnage de Flaubert, l’autrice interroge l’héritage transmis entre mères et filles à travers les livres. Elle explore aussi la solitude et le silence de femmes venues, dans les années 1980, rejoindre dans le nord de la France des maris mineurs qu’elles connaissaient à peine.
Créé il y a treize ans, le Prix de la littérature arabe s’est imposé comme l’une des rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire issue du monde arabe. Il récompense un roman ou un recueil de nouvelles écrit par un auteur ou une autrice originaire d’un pays de la Ligue arabe, publié en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.
Pour l’édition 2026, sont éligibles les ouvrages parus entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026. Après une première sélection effectuée par un comité chargé d’examiner les publications récentes des maisons d’édition françaises et arabes, le lauréat sera désigné par un jury composé de personnalités des médias, des arts et de la culture, ainsi que de spécialistes du monde arabe.
Cette année, le jury sera présidé par l’écrivain et avocat Alexandre Najjar, lauréat du Grand Prix de la Francophonie 2020. Une mention spéciale, dotée de 2.000 euros, viendra également récompenser le traducteur ou la traductrice de l’un des ouvrages de la sélection finale, afin de valoriser le travail de transmission d’une langue à l’autre.
La remise du Prix de la littérature arabe 2026 aura lieu en décembre à l’Institut du monde arabe, dans le cadre de la Semaine de la langue arabe, en présence d’Anne-Claire Legendre, présidente de l’institution.












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