Le Digital News Report 2026 du Reuters Institute dresse le portrait d'un écosystème médiatique mondial en pleine mutation. Les réseaux sociaux et les plateformes vidéo sont désormais devenus la première source d'information dans le monde, dépassant pour la première fois les sites d'information et la télévision. Au Maroc, cette transition numérique s'accélère également, portée par une forte consommation de contenus en ligne, l'émergence de nouveaux créateurs d'information et une participation croissante des citoyens au débat public, malgré une confiance limitée envers les médias traditionnels.
Le rapport Reuters 2026 révèle une transformation profonde des habitudes d'information
Le paysage mondial de l'information vient de franchir un cap historique. Selon le Digital News Report 2026 publié par le Reuters Institute de l'Université d'Oxford, les réseaux sociaux et les plateformes vidéo constituent désormais la principale porte d'entrée vers l'actualité pour les citoyens de 48 pays étudiés. À l'échelle mondiale, 54 % des personnes interrogées déclarent utiliser chaque semaine ces plateformes pour s'informer, devant les sites et applications des médias (51 %) et la télévision (52 %). Cette évolution marque une transformation profonde des usages et confirme l'installation d'un modèle médiatique dominé par les plateformes numériques.
Cette révolution se manifeste particulièrement à travers la montée en puissance de la vidéo. Le rapport révèle que 77 % des répondants regardent désormais des vidéos d'information en ligne chaque semaine. YouTube, Facebook, Instagram et TikTok jouent un rôle central dans cette dynamique, notamment auprès des jeunes générations qui privilégient des formats courts, interactifs et accessibles. Dans le même temps, les créateurs de contenu deviennent des intermédiaires majeurs de l'information. À l'échelle mondiale, près d'un quart des internautes déclarent suivre régulièrement des créateurs spécialisés dans l'actualité, attirés par un ton jugé plus direct et plus compréhensible que celui des médias traditionnels.
Le Maroc illustre pleinement cette mutation. D'après le rapport, l'information en ligne domine désormais largement les habitudes médiatiques du pays. Les réseaux sociaux constituent le principal vecteur de découverte et de diffusion de l'actualité, avec Facebook en tête (59 % d'utilisation pour l'information), suivi de YouTube (47 %), Instagram (38 %) et WhatsApp (35 %). Les médias numériques natifs, occupent une place centrale dans l'écosystème informationnel marocain.
L'un des enseignements les plus marquants concerne cependant l'évolution du débat public. Le rapport souligne que les réseaux sociaux ont joué un rôle déterminant dans l'émergence de mobilisations citoyennes autour des questions de santé, d'éducation, ou encore de corruption. Face à ces nouvelles formes d'expression, les médias traditionnels ont progressivement intégré certaines préoccupations populaires dans leur couverture, illustrant l'influence croissante des plateformes sur l'agenda médiatique national.
Parallèlement, une nouvelle génération de créateurs numériques s'impose comme acteur incontournable de l'information. Des journalistes ayant migré vers YouTube aux vidéastes spécialisés dans la vulgarisation politique et sociale, ces nouveaux profils séduisent un public en quête de proximité, de rapidité et de pédagogie. Leur influence témoigne d'une évolution profonde du rapport entre les citoyens et l'information, où la personnalité du créateur devient parfois aussi importante que la marque médiatique elle-même.
Malgré cette vitalité numérique, le principal défi demeure celui de la confiance. Seuls 28 % des Marocains déclarent faire confiance aux informations qu'ils consomment, un niveau inférieur à la moyenne mondiale de 37 %. Cette défiance coexiste toutefois avec une confiance plus forte accordée à certains médias identifiés et régulièrement consultés, traduisant moins un rejet global de l'information qu'une sélection rigoureuse des sources jugées crédibles.
Au final, le Maroc apparaît comme un laboratoire des transformations médiatiques contemporaines. Plus connecté, plus participatif et plus numérique que jamais, le public marocain contribue à redéfinir les règles de la circulation de l'information. Pour les médias, l'enjeu ne consiste plus seulement à produire l'actualité, mais à reconquérir la confiance d'audiences désormais habituées à comparer, commenter et partager l'information en temps réel.
Cette révolution se manifeste particulièrement à travers la montée en puissance de la vidéo. Le rapport révèle que 77 % des répondants regardent désormais des vidéos d'information en ligne chaque semaine. YouTube, Facebook, Instagram et TikTok jouent un rôle central dans cette dynamique, notamment auprès des jeunes générations qui privilégient des formats courts, interactifs et accessibles. Dans le même temps, les créateurs de contenu deviennent des intermédiaires majeurs de l'information. À l'échelle mondiale, près d'un quart des internautes déclarent suivre régulièrement des créateurs spécialisés dans l'actualité, attirés par un ton jugé plus direct et plus compréhensible que celui des médias traditionnels.
Le Maroc illustre pleinement cette mutation. D'après le rapport, l'information en ligne domine désormais largement les habitudes médiatiques du pays. Les réseaux sociaux constituent le principal vecteur de découverte et de diffusion de l'actualité, avec Facebook en tête (59 % d'utilisation pour l'information), suivi de YouTube (47 %), Instagram (38 %) et WhatsApp (35 %). Les médias numériques natifs, occupent une place centrale dans l'écosystème informationnel marocain.
L'un des enseignements les plus marquants concerne cependant l'évolution du débat public. Le rapport souligne que les réseaux sociaux ont joué un rôle déterminant dans l'émergence de mobilisations citoyennes autour des questions de santé, d'éducation, ou encore de corruption. Face à ces nouvelles formes d'expression, les médias traditionnels ont progressivement intégré certaines préoccupations populaires dans leur couverture, illustrant l'influence croissante des plateformes sur l'agenda médiatique national.
Parallèlement, une nouvelle génération de créateurs numériques s'impose comme acteur incontournable de l'information. Des journalistes ayant migré vers YouTube aux vidéastes spécialisés dans la vulgarisation politique et sociale, ces nouveaux profils séduisent un public en quête de proximité, de rapidité et de pédagogie. Leur influence témoigne d'une évolution profonde du rapport entre les citoyens et l'information, où la personnalité du créateur devient parfois aussi importante que la marque médiatique elle-même.
Malgré cette vitalité numérique, le principal défi demeure celui de la confiance. Seuls 28 % des Marocains déclarent faire confiance aux informations qu'ils consomment, un niveau inférieur à la moyenne mondiale de 37 %. Cette défiance coexiste toutefois avec une confiance plus forte accordée à certains médias identifiés et régulièrement consultés, traduisant moins un rejet global de l'information qu'une sélection rigoureuse des sources jugées crédibles.
Au final, le Maroc apparaît comme un laboratoire des transformations médiatiques contemporaines. Plus connecté, plus participatif et plus numérique que jamais, le public marocain contribue à redéfinir les règles de la circulation de l'information. Pour les médias, l'enjeu ne consiste plus seulement à produire l'actualité, mais à reconquérir la confiance d'audiences désormais habituées à comparer, commenter et partager l'information en temps réel.












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