Sacrifice
Et en ce cas d'espèce, cela donne lieu à une consommation à plusieurs vitesses où malheureusement, tout ce qui est bon marché est carrément au rabais alors qu'il n'y a pas forcément de raison. Oui , mais en même temps est-il possible dans la conjoncture actuelle de produire à des coûts socialement soutenables !?
Normalement, avec le soutien financier fourni par le département de l'agriculture on serait tenté de dire oui , sauf que non puisque le véritable problème qui coince demeure celui du pouvoir d'achat des plus défavorisés.
Et jusqu'à preuve du contraire, à défaut d'une croissance durable créatrice d'emplois et profitant au plus grand nombre, ce pouvoir d'achat n'aura de pouvoir que de nom et pour longtemps encore !
Un mouton 100 % marocain
Si la cuisine devait être le dernier bastion d'un patriotisme largement partagé en l'occurrence par les nôtres, rien ne peut mieux faire vibrer un bon Maroc qu'un mouton des Chaouia , Sraghnas , du Moyen Atlas.
Il y a une certaine forme de norme tribale qui veut que la majorité des marocains moyens restent attachés aux produits du crû et du terroir.
Néanmoins, nonobstant le plan Maroc Vert, les stratégies pour développer l'élevage et les réalisations affichées lors du Salon de l'agriculture, il est légitime de se demander ce serait quoi un mouton cent pour cent marocain , avec quelle norme de qualité et quelle certification ?
Une filière locale valorisée !
D'ici à la fête du sacrifice, le débat des consommateurs sera essentiellement centré sur les prix et malheureusement pas sur la qualité des bêtes proposées sur le marché.
On n'ira pas jusqu'à réclamer des moutons bio car il ne faut pas exagérer non plus, mais le consommateur est en droit d'exiger une filière locale valorisée , de disposer en permanence de toutes les informations essentielles quant à la qualité génétique des troupeaux, l'alimentation des bêtes et les contrôles effectués par les services vétérinaires du ministère de l'agriculture.
Malheureusement, ce droit n'est pas encore garanti et consacré par la législation, mais le consommateur en a , par ailleurs , franchement marre de se voir entendre que les prix des moutons explosent à cause de la guerre d'Ukraine, du blocage du détroit d'Ormuz, de la bourse de Wall street ou des cours du Brent et du brut !
Alors , dans le tourbillon des tourments de cette époque agitée , revenons à nos moutons !
Hafid Fassi Fihri












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