Deux et trois-roues au centre de la mortalité
Plus de 160 000 accidents ont été enregistrés en 2025, causant 4 577 décès, selon les données rapportées par Challenge. Les piétons et les usagers de deux et trois-roues motorisés représentent plus de 70 % des morts.
Cette concentration oblige à dépasser les campagnes générales pour cibler les comportements, les infrastructures et les métiers les plus exposés. Les livreurs, par exemple, cumulent pression du temps, longues journées, circulation dense et protection parfois insuffisante.
Les trottinettes posent d'autres questions : vitesse autorisée, équipements obligatoires, circulation sur les trottoirs, assurance et visibilité nocturne. Une réglementation utile devra être compréhensible, applicable et accompagnée de contrôles cohérents, sans transférer toute la responsabilité sur les seuls usagers.
Les radars ne peuvent pas remplacer des rues plus sûres
La NARSA a porté son réseau à 1 140 radars et une enveloppe de 143 millions de dirhams a été consacrée au renouvellement du parc de transport routier. Ces outils peuvent contribuer au contrôle, mais l'objectif de réduire de moitié les décès d'ici 2030 exigera aussi des passages piétons protégés, des carrefours lisibles, un éclairage fiable, une formation adaptée et des données publiques détaillées.
Les villes devront créer des règles de partage de la chaussée tenant compte des motos, vélos, trottinettes et véhicules de livraison. La politique de sécurité gagnerait également à publier des résultats par catégorie d'usager et par territoire afin d'évaluer ce qui fonctionne réellement.












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