Une démission dans un climat politique tendu
Dans un message publié sur Facebook, El Malick Ndiaye a expliqué que sa décision relevait d’un « choix personnel » lié à sa vision des institutions et de l’intérêt national. Aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur les raisons exactes de son départ.
Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions au sommet de l’État sénégalais, après la rupture politique entre Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié Ousmane Sonko. Les deux hommes étaient arrivés ensemble au pouvoir en avril 2024 grâce à une large mobilisation populaire portée par le Pastef.
Ousmane Sonko favori pour prendre la tête du Parlement
La majorité parlementaire du Pastef pourrait désormais permettre à Sonko d’accéder rapidement au poste de président de l’Assemblée nationale. Les députés ont été convoqués mardi en séance plénière afin de voter la réintégration parlementaire d’Ousmane Sonko avant l’élection du nouveau président de l’institution.
Le Pastef dispose actuellement d’une majorité écrasante avec 130 sièges sur 165, obtenus lors des législatives de novembre 2024. L’arrivée de Sonko au perchoir renforcerait son influence politique malgré son départ du gouvernement et pourrait redistribuer les équilibres au sein du pouvoir sénégalais.
Une nouvelle phase politique s’ouvre au Sénégal
Le président Bassirou Diomaye Faye doit désormais nommer un nouveau Premier ministre, qui devra être validé par l’Assemblée nationale dans un délai maximal de trois mois. Cette séquence politique marque une nouvelle étape dans les relations entre les deux figures majeures du pouvoir sénégalais, autrefois alliées dans leur conquête du pouvoir.
Le chef de l’État ne pourra toutefois pas dissoudre l’Assemblée avant novembre prochain, soit deux ans après l’installation de cette législature.Dans ce contexte, le Parlement pourrait devenir le principal centre de gravité politique du pays si Ousmane Sonko venait à prendre sa présidence.












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