Cette dynamique a été au cœur d’une rencontre de haut niveau tenue à Rabat, où la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim‑Zahra Ammor, a reçu Christopher J. Nassetta, président‑directeur général de Hilton. L’entretien, marqué par la présence d’acteurs publics tels que le directeur général de la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique (SMIT), a permis de consolider un partenariat qui place le Maroc comme un hub prioritaire pour la croissance future du groupe.
Sur la base des annonces officielles et des projets déjà engagés, Hilton se fixe pour objectif de plus que doubler son portefeuille hôtelier national, dépassant une vingtaine d’établissements dans les années à venir, avec l’ajout de milliers de chambres réparties sous plusieurs marques mondiales. Parmi ces marques figurent des enseignes premium comme Waldorf Astoria et LXR Hotels & Resorts, ainsi que des formats adaptés aux voyageurs modernes comme Curio Collection by Hilton et Hampton by Hilton.
Ce mouvement stratégique ne se fait pas en vase clos. Il s’inscrit dans un contexte où le Maroc a connu une année 2025 record, accueillant près de 19,8 millions de touristes, en hausse significative par rapport aux années précédentes, soit bien au‑delà des projections initiales du secteur. Cette progression a été accompagnée d’une augmentation des recettes et d’un renforcement de l’emploi : près de 900 000 postes directs ont été soutenus par le tourisme en 2025, dépassant les objectifs de la feuille de route nationale.
Pour les autorités, l’enjeu est double : répondre à cette demande croissante tout en améliorant la qualité de l’offre hôtelière et touristique. L’ajout de nouvelles capacités tant en termes de chambres que de segments de marché est un levier central de cette stratégie, et des statistiques récentes montrent que plus de 43 000 lits ont été ajoutés à l’infrastructure touristique marocaine ces deux dernières années.
Lors de sa prise de parole, Mme Ammor n’a d’ailleurs pas éludé les défis auxquels le secteur est confronté, qu’il s’agisse de l’investissement, de la création d’emplois ou de la modernisation des services : « Nous voulons un tourisme durable et inclusif, créateur d’opportunités pour nos jeunes et nos régions, pas seulement un tourisme de passage », a‑t‑elle déclaré. Cette déclaration résonne d’autant plus que le Maroc se projette vers des objectifs encore plus ambitieux, notamment 26 millions de visiteurs d’ici 2030, une année qui coïncidera avec la co‑organisation de la Coupe du Monde de la FIFA.
Pour Hilton, cet engagement renouvelé se traduit par une série de projets concrets : des ouvertures prévues à Rabat, Casablanca, Fès et Benguérir, avec des propriétés intégrant toutes les facettes de l’hospitalité moderne, du luxe authentique aux services adaptés aux voyageurs d’affaires ou de loisir.
Ce tour de force, en grande partie le fruit d’un partenariat public‑privé structuré, ne se contente pas d’augmenter la capacité hôtelière : il contribue à une montée en gamme de l’offre nationale, attire de nouvelles clientèles et positionne le Maroc comme une destination compétitive à l’échelle mondiale.
À court terme, ces investissements devraient générer plusieurs milliers d’emplois supplémentaires, renforcer l’écosystème des services touristiques et offrir aux Marocains comme aux visiteurs internationaux une expérience enrichie, durable et conforme aux standards internationaux.
Alors que le Maroc consolide ses positions sur la scène touristique mondiale, la stratégie d’expansion de chaînes internationales comme Hilton illustre comment une destination peut transformer son attractivité en moteur de développement durable, avec des retombées positives pour l’économie, l’emploi et l’expérience des voyageurs un pari qui, jusqu’ici, semble se jouer gagnant.












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