L’objectif est évident : tenter de freiner l’épidémie de deepfakes et de manipulations visuelles qui empoisonnent le débat public et faussent la perception du réel.
Mais posons la question qui fâche : pourquoi cette frontière réglementaire s’arrêterait-elle aux portes de la Méditerranée ? Au Maroc, nos fils d’actualité sur les réseaux sociaux sont tout autant saturés de visuels synthétiques, de fausses déclarations politiques générées par algorithme et de publicités trompeuses utilisant des voix clonées. Nous consommons massivement ces flux numériques importés sans disposer du moindre bouclier normatif exigeant la traçabilité des sources.
L’argument technique selon lequel un simple filigrane numérique suffira à stopper les faussaires prête à sourire. Les outils de contournement évoluent au même rythme que les systèmes de détection, transformant cette régulation en un éternel jeu du chat et de la souris. Pourtant, le principe d'une obligation légale de transparence reste fondamental pour préserver un minimum de confiance citoyenne.
À l'heure où le Royaume accélère sa transition digitale et ambitionne de devenir un hub technologique régional, le silence de notre cadre législatif sur la traçabilité des contenus synthétiques devient intenable. Avons-nous vraiment le luxe d'attendre la prochaine crise de désinformation majeure pour imposer l'étiquetage algorithmique sur notre territoire ?
L’argument technique selon lequel un simple filigrane numérique suffira à stopper les faussaires prête à sourire. Les outils de contournement évoluent au même rythme que les systèmes de détection, transformant cette régulation en un éternel jeu du chat et de la souris. Pourtant, le principe d'une obligation légale de transparence reste fondamental pour préserver un minimum de confiance citoyenne.
À l'heure où le Royaume accélère sa transition digitale et ambitionne de devenir un hub technologique régional, le silence de notre cadre législatif sur la traçabilité des contenus synthétiques devient intenable. Avons-nous vraiment le luxe d'attendre la prochaine crise de désinformation majeure pour imposer l'étiquetage algorithmique sur notre territoire ?












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