Derrière ce document technique, souvent réservé aux initiés, se cache en réalité une réforme de fond de la réglementation des changes au Maroc. Plus lisible, plus segmentée et clairement orientée vers l’ouverture économique, cette nouvelle instruction marque un tournant discret mais stratégique dans la relation du Royaume avec l’extérieur.
Premier signal fort : la méthode. L’IGOC 2026 s’inscrit dans la vision stratégique vingt-cinq – vingt-neuf de l’Office des changes et a été élaborée selon une approche participative, associant professionnels, institutions et acteurs économiques. Ce choix n’est pas anodin. Il traduit une volonté de sortir d’une logique strictement administrative pour aller vers une régulation co-construite, plus proche des réalités du terrain.
Sur le fond, la réforme poursuit un objectif central : améliorer la clarté et la lisibilité de la réglementation. Les dispositions sont désormais structurées selon la nature des opérations et le profil des usagers : entreprises, investisseurs, particuliers, Marocains résidant à l’étranger ou étrangers résidents. Ce changement de logique facilite l’appropriation des règles et réduit l’insécurité juridique, longtemps pointée du doigt par les opérateurs économiques.
L’un des volets les plus remarqués concerne le soutien explicite à l’investissement à l’international, en particulier celui des start-ups innovantes. Les start-ups technologiques labellisées par l’Agence de Développement du Digital peuvent désormais investir à l’étranger jusqu’à dix millions de dirhams par an, sans obligation d’ancienneté ni certification des comptes. C’est une rupture nette avec l’approche prudente du passé, et un message clair envoyé à l’écosystème numérique : l’internationalisation n’est plus un privilège, mais un levier assumé de croissance.
La réforme élargit également les droits des résidents dans les opérations de cession et de partenariat avec des non-résidents, notamment à travers l’autorisation de garanties d’actif et de passif. Pour les étrangers résidents, un autre signal d’ouverture est donné : le transfert des revenus d’investissements anciens devient possible sans justificatif de financement en devises, dans certaines limites. Là encore, l’objectif est de fluidifier les flux et de renforcer l’attractivité du territoire.
Du côté du commerce extérieur, l’IGOC 2026 cherche à corriger plusieurs rigidités. Les exportateurs de services titulaires de marchés à l’étranger bénéficient désormais d’une plus grande souplesse dans l’alimentation de leurs comptes en devises ou en dirhams convertibles. Le régime des importations de services est lui aussi modernisé, avec la suppression de listes limitatives jugées obsolètes et un élargissement des entités habilitées à effectuer les règlements. Ces ajustements répondent à une économie marocaine de plus en plus tertiarisée et connectée aux chaînes de valeur internationales.
Les dotations constituent un autre axe majeur de la réforme. Les plafonds pour les voyages d’affaires sont relevés, en particulier pour les entreprises ne disposant pas de comptes en devises. Le commerce électronique bénéficie d’un traitement renforcé, avec un double mouvement : augmentation des plafonds pour les start-ups labellisées et instauration d’une dotation minimale pour les petites structures ou les entreprises nouvellement créées. Cette mesure vise à éviter que la contrainte de change ne pénalise les acteurs les plus fragiles.
Pour les particuliers, les évolutions sont tout aussi significatives. La dotation pour voyages personnels est repensée autour d’un plafond global plus élevé, combinant une part fixe et une part proportionnelle à l’impôt sur le revenu payé. Les frais de séjour pour études à l’étranger sont revalorisés, traduisant une prise en compte du coût réel de la mobilité académique. Les étrangers résidents accèdent désormais aux mêmes régimes que les Marocains pour les voyages personnels et les soins médicaux, dans un souci d’équité.
Enfin, l’IGOC 2026 assouplit les conditions de financement immobilier pour les Marocains résidant à l’étranger. Les crédits en dirhams peuvent couvrir jusqu’à quatre-vingts pour cent de la valeur du bien, sans limitation du nombre d’acquisitions. Une mesure qui pourrait renforcer les investissements de la diaspora dans l’immobilier national.
Au-delà des chiffres et des plafonds, l’IGOC 2026 traduit une philosophie nouvelle : accompagner l’ouverture plutôt que la freiner, encadrer sans étouffer. L’Office des changes assume ainsi un rôle plus stratégique, à la croisée de la régulation financière, de l’attractivité économique et de la diplomatie économique. Une évolution silencieuse, mais structurante, qui mérite d’être lue comme un signal politique autant qu’administratif
Premier signal fort : la méthode. L’IGOC 2026 s’inscrit dans la vision stratégique vingt-cinq – vingt-neuf de l’Office des changes et a été élaborée selon une approche participative, associant professionnels, institutions et acteurs économiques. Ce choix n’est pas anodin. Il traduit une volonté de sortir d’une logique strictement administrative pour aller vers une régulation co-construite, plus proche des réalités du terrain.
Sur le fond, la réforme poursuit un objectif central : améliorer la clarté et la lisibilité de la réglementation. Les dispositions sont désormais structurées selon la nature des opérations et le profil des usagers : entreprises, investisseurs, particuliers, Marocains résidant à l’étranger ou étrangers résidents. Ce changement de logique facilite l’appropriation des règles et réduit l’insécurité juridique, longtemps pointée du doigt par les opérateurs économiques.
L’un des volets les plus remarqués concerne le soutien explicite à l’investissement à l’international, en particulier celui des start-ups innovantes. Les start-ups technologiques labellisées par l’Agence de Développement du Digital peuvent désormais investir à l’étranger jusqu’à dix millions de dirhams par an, sans obligation d’ancienneté ni certification des comptes. C’est une rupture nette avec l’approche prudente du passé, et un message clair envoyé à l’écosystème numérique : l’internationalisation n’est plus un privilège, mais un levier assumé de croissance.
La réforme élargit également les droits des résidents dans les opérations de cession et de partenariat avec des non-résidents, notamment à travers l’autorisation de garanties d’actif et de passif. Pour les étrangers résidents, un autre signal d’ouverture est donné : le transfert des revenus d’investissements anciens devient possible sans justificatif de financement en devises, dans certaines limites. Là encore, l’objectif est de fluidifier les flux et de renforcer l’attractivité du territoire.
Du côté du commerce extérieur, l’IGOC 2026 cherche à corriger plusieurs rigidités. Les exportateurs de services titulaires de marchés à l’étranger bénéficient désormais d’une plus grande souplesse dans l’alimentation de leurs comptes en devises ou en dirhams convertibles. Le régime des importations de services est lui aussi modernisé, avec la suppression de listes limitatives jugées obsolètes et un élargissement des entités habilitées à effectuer les règlements. Ces ajustements répondent à une économie marocaine de plus en plus tertiarisée et connectée aux chaînes de valeur internationales.
Les dotations constituent un autre axe majeur de la réforme. Les plafonds pour les voyages d’affaires sont relevés, en particulier pour les entreprises ne disposant pas de comptes en devises. Le commerce électronique bénéficie d’un traitement renforcé, avec un double mouvement : augmentation des plafonds pour les start-ups labellisées et instauration d’une dotation minimale pour les petites structures ou les entreprises nouvellement créées. Cette mesure vise à éviter que la contrainte de change ne pénalise les acteurs les plus fragiles.
Pour les particuliers, les évolutions sont tout aussi significatives. La dotation pour voyages personnels est repensée autour d’un plafond global plus élevé, combinant une part fixe et une part proportionnelle à l’impôt sur le revenu payé. Les frais de séjour pour études à l’étranger sont revalorisés, traduisant une prise en compte du coût réel de la mobilité académique. Les étrangers résidents accèdent désormais aux mêmes régimes que les Marocains pour les voyages personnels et les soins médicaux, dans un souci d’équité.
Enfin, l’IGOC 2026 assouplit les conditions de financement immobilier pour les Marocains résidant à l’étranger. Les crédits en dirhams peuvent couvrir jusqu’à quatre-vingts pour cent de la valeur du bien, sans limitation du nombre d’acquisitions. Une mesure qui pourrait renforcer les investissements de la diaspora dans l’immobilier national.
Au-delà des chiffres et des plafonds, l’IGOC 2026 traduit une philosophie nouvelle : accompagner l’ouverture plutôt que la freiner, encadrer sans étouffer. L’Office des changes assume ainsi un rôle plus stratégique, à la croisée de la régulation financière, de l’attractivité économique et de la diplomatie économique. Une évolution silencieuse, mais structurante, qui mérite d’être lue comme un signal politique autant qu’administratif
Voici l’essentiel des chiffres et plafonds clés introduits ou révisés par l’IGOC 2026, tels qu’ils ressortent du communiqué officiel de l’Office des changes
Start-ups, investissement et internationalisation
Le changement le plus emblématique concerne les start-ups technologiques labellisées par l’Agence de Développement du Digital.
Elles peuvent désormais investir à l’étranger jusqu’à dix millions de dirhams par an, sans condition d’ancienneté ni obligation de certification des comptes, ce qui constitue une rupture nette avec le régime antérieur.
Résidents, non-résidents et opérations financières
Les étrangers résidents peuvent transférer les revenus d’investissements anciens sans justificatif de financement en devises, dans la limite de deux millions de dirhams par année civile, pour des investissements datant de plus de dix ans.
Concernant les exportateurs de services titulaires de marchés à l’étranger, l’alimentation des comptes en devises ou en dirhams convertibles est autorisée à hauteur des montants rapatriés, avec un plafond fixé à quinze pour cent du montant total du marché.
Dotations pour voyages d’affaires
Pour les entités ne disposant pas de comptes en devises ou en dirhams convertibles, le plafond annuel de la dotation pour voyages d’affaires est relevé à un million de dirhams, contre cinq cent mille auparavant, sur la base de cent pour cent de l’impôt payé.
Pour les opérateurs catégorisés, la dotation passe de un million à un million cinq cent mille dirhams.
Commerce électronique et activités digitales
Les start-ups labellisées ADD opérant dans le commerce électronique bénéficient désormais d’une dotation annuelle portée à deux millions de dirhams, contre un million auparavant.
Une dotation minimale annuelle de cinquante mille dirhams est instaurée pour :
les sociétés dont l’IS ou l’IR payé est inférieur à cinquante mille dirhams,
les sociétés exonérées d’impôt,
les sociétés nouvellement créées,
lorsqu’elles ne disposent pas de comptes en devises ou en dirhams convertibles.
Pour les personnes physiques marocaines, y compris les Marocains résidant à l’étranger, le plafond de paiement à l’international est relevé de quinze mille à vingt mille dirhams.
Voyages personnels et études à l’étranger
Le plafond global de la dotation pour voyages personnels est désormais fixé à cinq cent mille dirhams par année civile, réparti comme suit :
une dotation de base de cent mille dirhams,
une dotation supplémentaire pouvant atteindre quatre cent mille dirhams, calculée sur la base de trente pour cent de l’impôt sur le revenu payé.
Les frais de séjour pour études à l’étranger voient leur plafond mensuel porté de douze mille à quinze mille dirhams.
Les étrangers résidents bénéficient désormais des mêmes plafonds que les Marocains pour les voyages personnels et les soins médicaux.
Instruments de couverture financière
La nouvelle instruction étend la possibilité de compensation des positions aux opérations de couverture contre :
le risque de change,
le risque de taux d’intérêt,
les risques liés à tout type d’actif financier.
Marocains résidant à l’étranger et immobilier
Les crédits immobiliers en dirhams accordés aux Marocains résidant à l’étranger peuvent désormais couvrir jusqu’à quatre-vingts pour cent de la valeur du bien, contre soixante-dix pour cent auparavant, sans limitation du nombre de biens immobiliers acquis.
Pris dans leur ensemble, ces chiffres dessinent une IGOC 2026 plus permissive, plus lisible et clairement orientée vers la fluidification des flux, la compétitivité des entreprises et l’ancrage international de l’économie marocaine
.
Le changement le plus emblématique concerne les start-ups technologiques labellisées par l’Agence de Développement du Digital.
Elles peuvent désormais investir à l’étranger jusqu’à dix millions de dirhams par an, sans condition d’ancienneté ni obligation de certification des comptes, ce qui constitue une rupture nette avec le régime antérieur.
Résidents, non-résidents et opérations financières
Les étrangers résidents peuvent transférer les revenus d’investissements anciens sans justificatif de financement en devises, dans la limite de deux millions de dirhams par année civile, pour des investissements datant de plus de dix ans.
Concernant les exportateurs de services titulaires de marchés à l’étranger, l’alimentation des comptes en devises ou en dirhams convertibles est autorisée à hauteur des montants rapatriés, avec un plafond fixé à quinze pour cent du montant total du marché.
Dotations pour voyages d’affaires
Pour les entités ne disposant pas de comptes en devises ou en dirhams convertibles, le plafond annuel de la dotation pour voyages d’affaires est relevé à un million de dirhams, contre cinq cent mille auparavant, sur la base de cent pour cent de l’impôt payé.
Pour les opérateurs catégorisés, la dotation passe de un million à un million cinq cent mille dirhams.
Commerce électronique et activités digitales
Les start-ups labellisées ADD opérant dans le commerce électronique bénéficient désormais d’une dotation annuelle portée à deux millions de dirhams, contre un million auparavant.
Une dotation minimale annuelle de cinquante mille dirhams est instaurée pour :
les sociétés dont l’IS ou l’IR payé est inférieur à cinquante mille dirhams,
les sociétés exonérées d’impôt,
les sociétés nouvellement créées,
lorsqu’elles ne disposent pas de comptes en devises ou en dirhams convertibles.
Pour les personnes physiques marocaines, y compris les Marocains résidant à l’étranger, le plafond de paiement à l’international est relevé de quinze mille à vingt mille dirhams.
Voyages personnels et études à l’étranger
Le plafond global de la dotation pour voyages personnels est désormais fixé à cinq cent mille dirhams par année civile, réparti comme suit :
une dotation de base de cent mille dirhams,
une dotation supplémentaire pouvant atteindre quatre cent mille dirhams, calculée sur la base de trente pour cent de l’impôt sur le revenu payé.
Les frais de séjour pour études à l’étranger voient leur plafond mensuel porté de douze mille à quinze mille dirhams.
Les étrangers résidents bénéficient désormais des mêmes plafonds que les Marocains pour les voyages personnels et les soins médicaux.
Instruments de couverture financière
La nouvelle instruction étend la possibilité de compensation des positions aux opérations de couverture contre :
le risque de change,
le risque de taux d’intérêt,
les risques liés à tout type d’actif financier.
Marocains résidant à l’étranger et immobilier
Les crédits immobiliers en dirhams accordés aux Marocains résidant à l’étranger peuvent désormais couvrir jusqu’à quatre-vingts pour cent de la valeur du bien, contre soixante-dix pour cent auparavant, sans limitation du nombre de biens immobiliers acquis.
Pris dans leur ensemble, ces chiffres dessinent une IGOC 2026 plus permissive, plus lisible et clairement orientée vers la fluidification des flux, la compétitivité des entreprises et l’ancrage international de l’économie marocaine
.












L'accueil
















