PoÚme, version mise en musique, à écouter de Adnane Benchakroun
Pour ceux qui aiment encore lire : PoĂšme de Adnane Benchakroun
Et font danser Rabat au rythme des fortunes.
On parle « start-up nation » dans les salons dorés,
Pendant quâun douar cherche un fil pour se brancher.
LâĂ©lĂšve, Ă Casablanca, rĂȘve en fibre optique,
Mais doit, à Béni Mellal, capter sous un figuier chic.
La 5G sâannonce, fiĂšre, au cĆur des grandes foires,
Quand la 3G sâessouffle aux portes du douar noir.
Sur TikTok, des ministres font lâĆil Ă la jeunesse,
Et jurent quâun clic suffit pour vaincre la dĂ©tresse.
Le progrĂšs, au Maroc, sait vendre son image,
MĂȘme si, derriĂšre lâĂ©cran, rien ne change en village.
Les geeks parlent IA, blockchain et métavers,
Mais oublient quâau marchĂ©, on paie toujours en vers.
Et lâon rĂȘve dâun monde, enfin interconnectĂ©,
OĂč lâInternet ne sert pas quâĂ scroller la tĂ©lĂ©.
Car lâinnovation, ici, brille en confĂ©rence,
Mais trĂ©buche parfois sur le trottoir de lâabsence.
Le poĂšme explore lâimpact de lâinnovation technologique sur la sociĂ©tĂ© marocaine, mĂȘlant fascination et critique.
DerriĂšre lâenthousiasme, le texte souligne la fracture numĂ©rique, lâinĂ©galitĂ© dâaccĂšs et le dĂ©calage entre discours et quotidien. Avec un ton ironique, il rappelle que le progrĂšs nâa de sens que sâil est inclusif, ancrĂ© dans les rĂ©alitĂ©s locales et servi par une vision humaine. Le poĂšme devient ainsi un miroir des ambitions, contradictions et espoirs dâun pays en pleine mutation digitale.












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