Des importations en forte accélération
Sur les quatre premiers mois de l’année, les importations ont atteint 295 milliards de dirhams, contre 262 milliards un an plus tôt, soit une progression de 12,7%. Cette hausse est portée par plusieurs catégories de produits, en particulier les biens d’équipement, qui enregistrent une forte demande.
Les achats d’avions et de véhicules aériens ou spatiaux ont notamment bondi de plusieurs milliards de dirhams, tout comme les voitures utilitaires et certaines pièces industrielles. Les produits finis de consommation suivent la même tendance, avec une hausse marquée des importations de voitures de tourisme, de pièces automobiles et de produits pharmaceutiques.
Les produits bruts contribuent également à cette dynamique, notamment les soufres bruts et les minerais, en forte progression sur la période. La facture énergétique, elle aussi, continue de peser sur les importations, avec une hausse de 12%, tirée par les achats de gasoil, fuel-oil et huiles de pétrole.
Des exportations en progression mais insuffisantes
En face, les exportations marocaines ont progressé mais à un rythme plus modéré. Elles s’élèvent à 168 milliards de dirhams, contre 155 milliards un an auparavant, soit une hausse de 8,7%.
Le secteur automobile reste le principal moteur de cette performance, porté par la construction et le câblage. L’aéronautique poursuit également sa croissance, soutenue par les activités d’assemblage et les équipements électriques.
Cependant, plusieurs secteurs enregistrent un recul. Les phosphates et dérivés diminuent légèrement, tout comme le textile et le cuir, pénalisés par la baisse des exportations de vêtements et de bonneterie. Ces contre-performances limitent l’impact positif global des exportations.
Des équilibres extérieurs sous tension
Le taux de couverture des importations par les exportations recule à 57,1%, contre 59,1% un an plus tôt, illustrant un déséquilibre croissant du commerce extérieur. Cette évolution intervient malgré la bonne tenue de certaines sources de devises.
En parallèle, les recettes de voyages poursuivent leur hausse pour atteindre 44,39 milliards de dirhams, tout comme les transferts des Marocains résidant à l’étranger, qui s’élèvent à près de 40 milliards de dirhams.
Ces flux apportent un soutien important aux réserves en devises, mais restent insuffisants pour compenser le déficit commercial.
Dans un contexte marqué par la hausse des importations énergétiques et industrielles, l’évolution des exportations dans les prochains mois sera déterminante pour mesurer la capacité de l’économie marocaine à rééquilibrer sa balance commerciale.












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