Lors de la rencontre organisée à Casablanca, les discussions se sont penchées sur l’état de l’éducation et de la formation tout en mettant en lumière les défis du moment que traverse le Maroc. Derrière les constats sectoriels, une inquiétude commune s’est dégagée : comment créer un avenir crédible pour les jeunes dans un contexte où les dynamiques éducatives, économiques et sociales évoluent à des rythmes disparates ? Ainsi, l’éducation a été perçue non pas comme une question isolée mais comme le point d’intersection entre confiance, mobilité sociale et efficacité des institutions.
En ouvrant les débats, Abdellatif Maâzouz, président de l’AEI, a souligné la centralité de l’éducation et de la jeunesse dans le cadre d’une refonte du lien entre citoyens et institutions. Il a rappelé l’importance d’une charte nationale engageant la jeunesse et d’une réflexion dépassant les clivages politiques. Pour lui, l’éducation représente à la fois un espace pour renforcer la citoyenneté et un levier stratégique pour accompagner les grandes mutations du pays. Cependant, une question structurelle complexe persiste : quelles conditions garantiraient une réelle transformation du système éducatif ?
Hamid Bouchikhi, professeur universitaire, a alerté sur le besoin d’une gouvernance stratégique pour améliorer le système éducatif marocain. Malgré des investissements importants, comparables à ceux d’autres pays développés, le système semble manquer de clarté dans la fixation des objectifs et les mécanismes d’évaluation. Selon lui, le problème relève moins du financement que de l’absence d’un pilotage efficace. Il a plaidé pour des réformes structurelles audacieuses, incluant une autonomie élargie des établissements, un management renforcé et une implication accrue des acteurs locaux.
Ce débat autour des indicateurs techniques a ouvert la voie à une autre réflexion sur les aspirations des jeunes. Khalid El Jazouli, de l’Académie istiqlalienne des jeunes, a partagé les résultats d’un vaste sondage impliquant 15 000 jeunes à travers le pays. Malgré les opportunités économiques en expansion, beaucoup de jeunes ressentent une perte de confiance face à un avenir incertain, marquée par le chômage, un éloignement des structures politiques et associatives, et un désir d’émigration croissant. Il a souligné l’urgence de restaurer la motivation des jeunes, notamment en créant des opportunités pour qu’ils participent directement à la conception des réformes.
Nizar Baraka, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, a replacé l’éducation au cœur du développement national. Pour lui, au-delà des infrastructures et de la croissance, il s’agit de prioriser la formation culturelle, intellectuelle et citoyenne pour redonner espoir aux nouvelles générations. Rappelant les investissements réalisés dans le secteur éducatif, il a souligné la persistance des défis liés au chômage et à l’inadéquation entre formations et marché. Ces failles appellent, selon lui, à bâtir un pacte favorisant l’égalité des chances, la formation tout au long de la vie et l’intégration des avancées numériques.
Enfin, Ryad Mezzour, membre de l’AEI, a défendu les résultats positifs des compétences marocaines, souvent reconnues à l’international, mais desservies par un discours collectif négatif. En insistant sur la productivité et l’adaptabilité des travailleurs marocains, il a souligné la nécessité de modifier la perception de soi pour renforcer la confiance collective.
Ainsi, ce débat a ouvert la voie à une réflexion plus ample : pour catalyser une transformation durable du système éducatif, il faudra conjuguer réforme du pilotage institutionnel avec un récit mobilisateur capable de renforcer la confiance et l’engagement des jeunes dans l’avenir du pays.
En ouvrant les débats, Abdellatif Maâzouz, président de l’AEI, a souligné la centralité de l’éducation et de la jeunesse dans le cadre d’une refonte du lien entre citoyens et institutions. Il a rappelé l’importance d’une charte nationale engageant la jeunesse et d’une réflexion dépassant les clivages politiques. Pour lui, l’éducation représente à la fois un espace pour renforcer la citoyenneté et un levier stratégique pour accompagner les grandes mutations du pays. Cependant, une question structurelle complexe persiste : quelles conditions garantiraient une réelle transformation du système éducatif ?
Hamid Bouchikhi, professeur universitaire, a alerté sur le besoin d’une gouvernance stratégique pour améliorer le système éducatif marocain. Malgré des investissements importants, comparables à ceux d’autres pays développés, le système semble manquer de clarté dans la fixation des objectifs et les mécanismes d’évaluation. Selon lui, le problème relève moins du financement que de l’absence d’un pilotage efficace. Il a plaidé pour des réformes structurelles audacieuses, incluant une autonomie élargie des établissements, un management renforcé et une implication accrue des acteurs locaux.
Ce débat autour des indicateurs techniques a ouvert la voie à une autre réflexion sur les aspirations des jeunes. Khalid El Jazouli, de l’Académie istiqlalienne des jeunes, a partagé les résultats d’un vaste sondage impliquant 15 000 jeunes à travers le pays. Malgré les opportunités économiques en expansion, beaucoup de jeunes ressentent une perte de confiance face à un avenir incertain, marquée par le chômage, un éloignement des structures politiques et associatives, et un désir d’émigration croissant. Il a souligné l’urgence de restaurer la motivation des jeunes, notamment en créant des opportunités pour qu’ils participent directement à la conception des réformes.
Nizar Baraka, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, a replacé l’éducation au cœur du développement national. Pour lui, au-delà des infrastructures et de la croissance, il s’agit de prioriser la formation culturelle, intellectuelle et citoyenne pour redonner espoir aux nouvelles générations. Rappelant les investissements réalisés dans le secteur éducatif, il a souligné la persistance des défis liés au chômage et à l’inadéquation entre formations et marché. Ces failles appellent, selon lui, à bâtir un pacte favorisant l’égalité des chances, la formation tout au long de la vie et l’intégration des avancées numériques.
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