Washington envisage d’exclure l’Afrique du Sud et le Rwanda de l’African Growth and Opportunity Act, selon BFM. Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a indiqué le 2 novembre que l’examen annuel avait conclu à des pratiques jugées incompatibles avec les critères d’éligibilité. À ce stade, l’article décrit une intention américaine, et non une exclusion déjà appliquée.
L’AGOA permet à des pays africains d’exporter de nombreux produits vers les États-Unis sans droits de douane. Le dispositif couvre notamment l’habillement, des produits agricoles et l’automobile. Une trentaine de pays en bénéficient en théorie. Le Congrès américain l’a renouvelé en septembre, mais son accès reste lié à des conditions politiques, juridiques et économiques réévaluées périodiquement.
Les motifs cités diffèrent selon les pays. Pour Pretoria, Washington évoque notamment des limitations au commerce et aux investissements américains, la corruption et des considérations de sécurité nationale. Pour Kigali, le communiqué mentionné par BFM cite l’État de droit, le pluralisme politique, les droits des travailleurs, les droits humains ainsi que des barrières tarifaires et à l’investissement.
Le Maroc n’est pas visé par cette annonce. Pour ses entreprises exportatrices, l’épisode rappelle néanmoins qu’un avantage commercial extérieur peut dépendre de critères révisables et de relations diplomatiques changeantes. La réponse durable consiste à diversifier les marchés, documenter la conformité sociale et réglementaire, renforcer la traçabilité et suivre les clauses d’accès préférentiel avant tout investissement reposant sur un seul débouché.












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