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Abdellah, mon ami le bouquiniste


Sous les voûtes d'Abdellah, où les souvenirs dansent,
Les livres murmurent, porteurs d'essence.
Chaque page, un écho lointain, une réminiscence,
Où chaque histoire tisse sa propre quintessence.

Dans le creux de la ville, le passé résonne,
À travers les mots, une vie s'épanouit et étonne.
Rabat, vieille âme, dans le silence, s'abandonne,
Sous le regard d'Abdellah, le temps s'automne



Par Adnane Benchakroun

Dans le quartier où l'ancien temps s'attarde encore,
Je flâne, rêveur, devant la vitrine d'Abdellah.
Quarante ans d'amitié, de pages et d'aurores,
Sa boutique, un trésor, à Rabat se planque.

Lire, passion modérée, rêve souvent différé,
Dans cet antre de savoir, je cherche sans chercher.
Suis-je le dernier des lecteurs passionnés,
Dans un monde où les mots semblent s'évaporer ?

Abdellah, sage de la rue, aux vieux livres gardien,
Me conseille sans imposer, son thé à la main.
« Ne juge pas un livre à sa couverture, viens,
Laisse-le te choisir », dit-il, malin et serein.

Parfois, je me demande ce que je viens quérir,
Dans ce labyrinthe de papier, quel plaisir ?
Je parle, j'écoute, laisse mon âme s'ouvrir,
Sans jamais vraiment savoir ce que je vais lire.

Je fouille, je flâne, entre les pages je voyage,
Abdellah, tel un mage, à mes pensées fait écho.
Il lit en moi comme dans un livre ouvert, sage,
Me guide vers ces mondes que seul le cœur trouve beaux.

Un livre, puis un autre, leurs secrets bien cachés,
S'offrent à moi, comme par magie, en ces lieux.
Je les prends, les feuillette, mon esprit ébranlé,
Par cette quête étrange, ce jeu mystérieux.

Et je repars, l'esprit plein de cette étrange chasse,
Avec un livre en main, destin encore incertain.
Sera-t-il lu ? Peut-être. Mais sa présence m'enlace,
Me rappelle qu'il y a toujours un chemin.

Jamais je n'achète par titre ou par éclat,
Mais par ce lien secret, ce fil invisible.
À travers les années, Abdellah me montra,
Que chaque livre a une âme, et chaque âme est sensible.

« Lire, un peu, beaucoup, mais pas outre mesure »,
Murmure l'écho de mes pensées en ces murs.
Ces livres sont des amis, offrant leur murmure,
À mon cœur avide de leur doux murmure.

Je suis peut-être un des derniers mohicans,
À chercher dans les pages un sens oublié.
Mais dans ce sanctuaire, je suis un enfant,
Qui, entre les livres, a trouvé sa liberté.

Chaque semaine, un nouvel objectif se dessine,
Porté par la promesse d'un univers à découvrir.
Abdellah, en son antre, fait naître la doctrine :
Lire, c'est voyager, et sans jamais finir.

Ainsi, je continue, avec joie et avec peine,
À naviguer entre les rives de l'imaginaire.
Dans la boutique d'Abdellah, je trouve ma chaîne,
Qui m'attache à la vie, aux rêves, à la terre.

Ce poème parle de livres, souvenirs, Rabat, histoire, réminiscence, nostalgie, quintessence, murmures, essence




Dimanche 24 Mars 2024


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