Du 30 avril au 10 mai 2026, Abdellatif Laâbi sera présent au SIEL de Rabat pour signer le troisième volume poche de son œuvre poétique. Paru d’abord au Castor Astral (France), puis aux Éditions Le Sirocco (Maroc), ce nouvel opus réunit les recueils publiés entre 2018 et 2024, prolongeant une trajectoire poétique inlassablement vouée à l’humain.
Face à un monde en délitement, Laâbi endosse le rôle de guérisseur : sa parole panse les plaies de l’époque. Depuis toujours, il prête sa voix à ce qui fonde l’humanité : justice, liberté, dignité, solidarité, beauté, espérance, opposant à la brutalité du temps une exigence de sensibilité et de fraternité.
Le premier volume rassemblait ses textes de 1956 à 1993, marqués par l’ardeur de la jeunesse, l’épreuve carcérale et un certain désenchantement. Le deuxième couvrait 1996-2016, période de reconstruction où l’élan d’un recommencement s’armait de lucidité. Voici, avec ce troisième tome, un volume pour résister.
Depuis 2018, malgré l’accentuation des dérives du monde, Laâbi maintient le cap d’une humanité intransigeante. Dans « L’espoir à l’arraché » (2018), il affronte ce qu’il nomme le « règne de barbarie » par l’ironie et la célébration de la vie. « Presque riens » (2020), couronné du prix Kowalski – Grand Prix de poésie de la Ville de Lyon, recueille les détails du quotidien pour en révéler la profondeur. Avec « La poésie est invincible » (2022), le poète réaffirme la puissance irréductible du poème face aux désastres politiques, rappel obstiné du bon sens et de la bonté. « La terre est une orange amère » (2023) reconnaît l’amertume du temps sans renoncer à sa douceur. Enfin, « À deux pas de l’enfer » (2024) assombrit le ton, lançant l’alerte sur la perte de repères qui brouille l’accès à la dignité et à la fraternité. À ces cinq recueils s’ajoute une section inclassable, qui prolonge une œuvre en mouvement.
Dans sa préface, l’essayiste et critique Jacques Alessandra condense l’univers de Laâbi en trois mots, mantra et boussole à la fois : vivre, écrire, aimer. « Les trois credo laâbiens sont autant une preuve physique du poète qu’une exigence de l’œuvre », écrit-il. Chez Laâbi, la vie et la poésie ne se dissocient pas : elles s’éclairent, se nourrissent et se confondent. Après plus de soixante ans d’écriture, la respiration de la poésie ne faiblit pas. D’où ce jugement d’Alessandra sur les poèmes du volume : ils ne concluent rien, n’achèvent rien, ils ouvrent des horizons, rendent lisible le chemin parcouru et celui qu’il reste à emprunter pour demeurer pleinement humain.
Et l’élan continue : un nouveau recueil, « Un dernier pour la route ! », paraît en avril 2026 au Castor Astral. Laâbi y revisite ses souvenirs pour interroger le présent, traversé par la guerre, le dérèglement et l’injustice. Sa lutte : éveiller les consciences. Ses armes : des mots indociles.
Face à un monde en délitement, Laâbi endosse le rôle de guérisseur : sa parole panse les plaies de l’époque. Depuis toujours, il prête sa voix à ce qui fonde l’humanité : justice, liberté, dignité, solidarité, beauté, espérance, opposant à la brutalité du temps une exigence de sensibilité et de fraternité.
Le premier volume rassemblait ses textes de 1956 à 1993, marqués par l’ardeur de la jeunesse, l’épreuve carcérale et un certain désenchantement. Le deuxième couvrait 1996-2016, période de reconstruction où l’élan d’un recommencement s’armait de lucidité. Voici, avec ce troisième tome, un volume pour résister.
Depuis 2018, malgré l’accentuation des dérives du monde, Laâbi maintient le cap d’une humanité intransigeante. Dans « L’espoir à l’arraché » (2018), il affronte ce qu’il nomme le « règne de barbarie » par l’ironie et la célébration de la vie. « Presque riens » (2020), couronné du prix Kowalski – Grand Prix de poésie de la Ville de Lyon, recueille les détails du quotidien pour en révéler la profondeur. Avec « La poésie est invincible » (2022), le poète réaffirme la puissance irréductible du poème face aux désastres politiques, rappel obstiné du bon sens et de la bonté. « La terre est une orange amère » (2023) reconnaît l’amertume du temps sans renoncer à sa douceur. Enfin, « À deux pas de l’enfer » (2024) assombrit le ton, lançant l’alerte sur la perte de repères qui brouille l’accès à la dignité et à la fraternité. À ces cinq recueils s’ajoute une section inclassable, qui prolonge une œuvre en mouvement.
Dans sa préface, l’essayiste et critique Jacques Alessandra condense l’univers de Laâbi en trois mots, mantra et boussole à la fois : vivre, écrire, aimer. « Les trois credo laâbiens sont autant une preuve physique du poète qu’une exigence de l’œuvre », écrit-il. Chez Laâbi, la vie et la poésie ne se dissocient pas : elles s’éclairent, se nourrissent et se confondent. Après plus de soixante ans d’écriture, la respiration de la poésie ne faiblit pas. D’où ce jugement d’Alessandra sur les poèmes du volume : ils ne concluent rien, n’achèvent rien, ils ouvrent des horizons, rendent lisible le chemin parcouru et celui qu’il reste à emprunter pour demeurer pleinement humain.
Et l’élan continue : un nouveau recueil, « Un dernier pour la route ! », paraît en avril 2026 au Castor Astral. Laâbi y revisite ses souvenirs pour interroger le présent, traversé par la guerre, le dérèglement et l’injustice. Sa lutte : éveiller les consciences. Ses armes : des mots indociles.












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