La décision de la Confédération africaine de football a été perçue comme plus clémente à l’égard du Sénégal et plus sévère envers le Maroc.
Mais nous avons laissé s’installer un narratif appauvri : celui d’un pays hôte appliqué, presque reconnaissant d’accueillir, soucieux de bien faire, cherchant l’approbation plus que l’affirmation. Or ce narratif est en décalage complet avec la réalité marocaine contemporaine.
Une trajectoire économique, industrielle, géopolitique, africaine. Un pays qui structure des flux, qui investit, qui exporte, qui attire, qui sécurise, qui planifie. Un pays qui ne se contente plus d’être performant, mais qui est devenu structurant. Et pourtant, cette réalité-là est restée hors champ…
Face à une séquence de crise, face à un match interrompu, face à une contestation ouverte de l’autorité arbitrale, le Maroc n’a opposé qu’un discours de bonne foi, presque scolaire : rappeler les règles, souligner l’effort organisationnel, appeler au calme.
En face, la gravité politique d’un ordre donné aux joueurs de quitter le terrain se dissout dès lors qu’elle n’est pas portée par un récit fort, martelé, assumé comme une ligne rouge absolue.
Un narratif qui aurait dit clairement : ici, ce n’est pas seulement un match qui a été perturbé, c’est un principe qui a été violé.
Un narratif qui aurait inscrit l’événement dans une perspective plus large : celle d’un continent qui cherche à crédibiliser ses compétitions, à sécuriser ses institutions, à se projeter à l’échelle mondiale.












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