Quand la Lune entre sur le terrain
Demain à 19h43, près de 88 % du Soleil sera caché au-dessus de Rabat. Mais rassurez-vous : la CAF n’a pas encore prévu de carton jaune pour la Lune.
Il y aura onze joueuses de chaque côté, un ballon, des arbitres, des supporters… et, pendant quelques dizaines de minutes, un invité supplémentaire que personne n’avait inscrit sur la feuille de match : la Lune.
Mercredi 12 août, l’Algérie affrontera le Malawi en demi-finale de la CAN féminine 2026 au Stade olympique de Rabat. Le coup d’envoi est bien programmé à 18h00.
Jusque-là, rien d’anormal. Sauf que pendant la rencontre, le ciel marocain a lui aussi prévu son spectacle.
Une importante éclipse solaire partielle sera en effet visible depuis Rabat ce mercredi soir. Selon les données astronomiques disponibles, le phénomène commencera dans la capitale vers 18h48, atteindra son maximum vers 19h43 et masquera environ 88 % du disque solaire.
Autrement dit, sauf prolongations improbables du calendrier céleste, le Soleil commencera à disparaître progressivement au cours de la première période, et le maximum de l’éclipse pourrait intervenir autour de la seconde période.
Difficile d’imaginer meilleur scénario pour une rencontre à élimination directe.
Algérie–Malawi : le match où même le Soleil risque de sortir avant la fin.
Attention toutefois au vocabulaire : l’éclipse du 12 août 2026 est totale dans certaines régions du monde, mais **elle ne le sera pas à Rabat**. Depuis la capitale marocaine, elle restera partielle, même si une occultation supérieure à 88 % produira un assombrissement très sensible.
Et les joueuses, elles feront comment ?
Très probablement… exactement comme lors d’un match disputé en soirée.
Le Stade olympique dispose évidemment d’un éclairage artificiel. Les projecteurs pourront donc prendre progressivement le relais à mesure que la luminosité naturelle diminuera.
Il n’existe aucune raison sportive évidente pour interrompre la rencontre simplement parce qu’une éclipse partielle se déroule dans le ciel. Le véritable spectacle restera donc sur la pelouse.
À une condition : ne pas confondre football et astronomie.
Une éclipse solaire ne rend jamais le Soleil sans danger pour les yeux. Regarder directement l’astre, même lorsqu’une très grande partie est cachée par la Lune, peut provoquer de graves lésions oculaires. Les lunettes de soleil ordinaires ne constituent pas une protection adaptée ; l’observation volontaire nécessite des protections spécialement conçues pour les éclipses.
Pour les joueuses, qui auront certainement davantage intérêt à surveiller le ballon que le ciel, cela ne devrait donc poser aucun problème particulier.
Pour les spectateurs, en revanche, la tentation risque d’être grande.
Un œil sur le ballon, pas l’autre sur le Soleil
Imaginez la scène. Le score est de 1-1. Il reste vingt minutes. Une attaquante algérienne déborde sur l'aile. Le Malawi contre-attaque.
Et dans les tribunes, plusieurs milliers de personnes commencent soudain à regarder… dans la direction opposée au terrain.
Pour les organisateurs, cette situation inhabituelle pourrait même justifier un message simple avant ou pendant la rencontre : ne regardez pas directement le Soleil sans protection homologuée.
Car cette demi-finale possède quelque chose que même les meilleurs scénaristes sportifs auraient hésité à inventer.
Un match international féminin. Une qualification pour une finale. Rabat. Un Soleil couchant.
Et la Lune qui décide précisément ce soir-là de venir se placer devant lui.
Le football africain nous avait habitués aux prolongations, aux tirs au but, aux retournements de situation et aux scénarios impossibles.
Mercredi soir, il ajoutera peut-être une nouvelle expression à son vocabulaire : gagner à la tombée… de l’éclipse.
Et si l’une des deux équipes marque exactement à 19h43, au maximum du phénomène ?
Il faudra probablement renoncer aux analyses tactiques.
Et conclure simplement que les astres étaient alignés.
Il y aura onze joueuses de chaque côté, un ballon, des arbitres, des supporters… et, pendant quelques dizaines de minutes, un invité supplémentaire que personne n’avait inscrit sur la feuille de match : la Lune.
Mercredi 12 août, l’Algérie affrontera le Malawi en demi-finale de la CAN féminine 2026 au Stade olympique de Rabat. Le coup d’envoi est bien programmé à 18h00.
Jusque-là, rien d’anormal. Sauf que pendant la rencontre, le ciel marocain a lui aussi prévu son spectacle.
Une importante éclipse solaire partielle sera en effet visible depuis Rabat ce mercredi soir. Selon les données astronomiques disponibles, le phénomène commencera dans la capitale vers 18h48, atteindra son maximum vers 19h43 et masquera environ 88 % du disque solaire.
Autrement dit, sauf prolongations improbables du calendrier céleste, le Soleil commencera à disparaître progressivement au cours de la première période, et le maximum de l’éclipse pourrait intervenir autour de la seconde période.
Difficile d’imaginer meilleur scénario pour une rencontre à élimination directe.
Algérie–Malawi : le match où même le Soleil risque de sortir avant la fin.
Attention toutefois au vocabulaire : l’éclipse du 12 août 2026 est totale dans certaines régions du monde, mais **elle ne le sera pas à Rabat**. Depuis la capitale marocaine, elle restera partielle, même si une occultation supérieure à 88 % produira un assombrissement très sensible.
Et les joueuses, elles feront comment ?
Très probablement… exactement comme lors d’un match disputé en soirée.
Le Stade olympique dispose évidemment d’un éclairage artificiel. Les projecteurs pourront donc prendre progressivement le relais à mesure que la luminosité naturelle diminuera.
Il n’existe aucune raison sportive évidente pour interrompre la rencontre simplement parce qu’une éclipse partielle se déroule dans le ciel. Le véritable spectacle restera donc sur la pelouse.
À une condition : ne pas confondre football et astronomie.
Une éclipse solaire ne rend jamais le Soleil sans danger pour les yeux. Regarder directement l’astre, même lorsqu’une très grande partie est cachée par la Lune, peut provoquer de graves lésions oculaires. Les lunettes de soleil ordinaires ne constituent pas une protection adaptée ; l’observation volontaire nécessite des protections spécialement conçues pour les éclipses.
Pour les joueuses, qui auront certainement davantage intérêt à surveiller le ballon que le ciel, cela ne devrait donc poser aucun problème particulier.
Pour les spectateurs, en revanche, la tentation risque d’être grande.
Un œil sur le ballon, pas l’autre sur le Soleil
Imaginez la scène. Le score est de 1-1. Il reste vingt minutes. Une attaquante algérienne déborde sur l'aile. Le Malawi contre-attaque.
Et dans les tribunes, plusieurs milliers de personnes commencent soudain à regarder… dans la direction opposée au terrain.
Pour les organisateurs, cette situation inhabituelle pourrait même justifier un message simple avant ou pendant la rencontre : ne regardez pas directement le Soleil sans protection homologuée.
Car cette demi-finale possède quelque chose que même les meilleurs scénaristes sportifs auraient hésité à inventer.
Un match international féminin. Une qualification pour une finale. Rabat. Un Soleil couchant.
Et la Lune qui décide précisément ce soir-là de venir se placer devant lui.
Le football africain nous avait habitués aux prolongations, aux tirs au but, aux retournements de situation et aux scénarios impossibles.
Mercredi soir, il ajoutera peut-être une nouvelle expression à son vocabulaire : gagner à la tombée… de l’éclipse.
Et si l’une des deux équipes marque exactement à 19h43, au maximum du phénomène ?
Il faudra probablement renoncer aux analyses tactiques.
Et conclure simplement que les astres étaient alignés.












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