Du sacrifice de nos soldats à la force de notre diplomatie : le Sahara marocain entre dans une nouvelle ère
Il est des moments où l'Histoire cesse d'être un récit du passé pour devenir une responsabilité immédiate. Ce 4 novembre 2026 en est un. Au Palais royal de Rabat, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a présidé une séance de travail consacrée à l'après-MINURSO. Derrière l'apparente sobriété du communiqué du Cabinet royal se dessine une évolution stratégique majeure : le Maroc entend transformer un tournant diplomatique en une nouvelle séquence d'action souveraine, organisée et responsable.
Le 30 octobre, le Conseil de sécurité n'a adopté aucune des deux résolutions concurrentes sur le Sahara Marocain. Le projet américain, soutenu par onze membres, a été bloqué par un veto russe. Le projet russe, qui proposait une simple reconduction de la MINURSO, n'a obtenu que trois voix favorables. Le mandat de la mission a ainsi expiré le 31 octobre, après trente-cinq années de présence.
Cette issue ne constitue pas une reconnaissance juridique international définitive de la souveraineté marocaine par les Nations unies. Elle marque néanmoins une rupture institutionnelle que Rabat considère comme une occasion historique de sortir d'une logique de gestion interminable du différend.
C'est précisément ici que prend tout son sens la réunion présidée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. En confiant au Bureau de coordination avec la MINURSO, relevant du ministère de l'Intérieur, l'accompagnement de la liquidation et du retrait de la mission, le Souverain inscrit la position marocaine dans un processus opérationnel. Le signal est fort : la fermeté nationale n'exclut ni la rigueur institutionnelle ni la coopération avec les Nations unies.
L'un des passages les plus significatifs du communiqué réside dans la réaffirmation de l'engagement marocain envers le cessez-le-feu. Ce choix porte une signification politique profonde. Le Maroc entend défendre son intégrité territoriale sans faire de l'expiration du mandat onusien un prétexte à l'escalade militaire. Cette position traduit une conception exigeante de la souveraineté : protéger le territoire, garantir la sécurité des populations et préserver les conditions de la paix.
La présence, lors de cette séance, de la Cheffe du gouvernement Fatima Ezzahra El Mansouri, du conseiller royal Fouad Ali El Himma, du ministre de l'Intérieur Abdelouafi Laftit et du Général de Corps d'Armée Mohammed Berrid illustre la mobilisation coordonnée des institutions civiles et militaires.
Mais derrière cette continuité de l'État, il existe une mémoire. Celle des générations qui ont grandi avec cette cause au cœur de leur conscience patriotique.
Depuis la présentation de l'initiative d'autonomie en 2007, la diplomatie conduite sous l'impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI a progressivement consolidé les soutiens internationaux à la position marocaine.
La résolution 2797 de 2025 avait déjà placé cette initiative au centre des négociations, tout en maintenant l'exigence d'une solution politique mutuellement acceptable et conforme à la Charte des Nations unies. Le projet américain du 30 octobre 2026 témoignait d'une volonté d'aller plus loin.
La force de la position marocaine réside désormais dans sa capacité à articuler trois exigences : la défense de la souveraineté, la recherche d'une issue politique durable et le développement concret des provinces du Sud. Car une ambition nationale ne se mesure pas uniquement aux soutiens diplomatiques. Elle se juge aussi à Laâyoune, Dakhla, Smara et Boujdour, dans la qualité des écoles, les perspectives d'emploi, les investissements et la dignité quotidienne des habitants.
Le Maroc peut regarder le chemin parcouru avec fierté, sans confondre avancée stratégique et règlement définitif. La constance de ses institutions, la patience de sa diplomatie et les sacrifices de ses soldats donnent à cette responsabilité une profondeur particulière.
La plus grande fidélité à ceux qui ont donné leur vie pour le Sahara marocain sera de faire de cette terre sacrée un espace de paix, de prospérité et d'avenir. Car une nation honore véritablement ses sacrifices lorsqu'elle transforme leur mémoire en espérance pour les générations qui viennent.
Le 30 octobre, le Conseil de sécurité n'a adopté aucune des deux résolutions concurrentes sur le Sahara Marocain. Le projet américain, soutenu par onze membres, a été bloqué par un veto russe. Le projet russe, qui proposait une simple reconduction de la MINURSO, n'a obtenu que trois voix favorables. Le mandat de la mission a ainsi expiré le 31 octobre, après trente-cinq années de présence.
Cette issue ne constitue pas une reconnaissance juridique international définitive de la souveraineté marocaine par les Nations unies. Elle marque néanmoins une rupture institutionnelle que Rabat considère comme une occasion historique de sortir d'une logique de gestion interminable du différend.
C'est précisément ici que prend tout son sens la réunion présidée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. En confiant au Bureau de coordination avec la MINURSO, relevant du ministère de l'Intérieur, l'accompagnement de la liquidation et du retrait de la mission, le Souverain inscrit la position marocaine dans un processus opérationnel. Le signal est fort : la fermeté nationale n'exclut ni la rigueur institutionnelle ni la coopération avec les Nations unies.
L'un des passages les plus significatifs du communiqué réside dans la réaffirmation de l'engagement marocain envers le cessez-le-feu. Ce choix porte une signification politique profonde. Le Maroc entend défendre son intégrité territoriale sans faire de l'expiration du mandat onusien un prétexte à l'escalade militaire. Cette position traduit une conception exigeante de la souveraineté : protéger le territoire, garantir la sécurité des populations et préserver les conditions de la paix.
La présence, lors de cette séance, de la Cheffe du gouvernement Fatima Ezzahra El Mansouri, du conseiller royal Fouad Ali El Himma, du ministre de l'Intérieur Abdelouafi Laftit et du Général de Corps d'Armée Mohammed Berrid illustre la mobilisation coordonnée des institutions civiles et militaires.
Mais derrière cette continuité de l'État, il existe une mémoire. Celle des générations qui ont grandi avec cette cause au cœur de leur conscience patriotique.
Depuis la présentation de l'initiative d'autonomie en 2007, la diplomatie conduite sous l'impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI a progressivement consolidé les soutiens internationaux à la position marocaine.
La résolution 2797 de 2025 avait déjà placé cette initiative au centre des négociations, tout en maintenant l'exigence d'une solution politique mutuellement acceptable et conforme à la Charte des Nations unies. Le projet américain du 30 octobre 2026 témoignait d'une volonté d'aller plus loin.
La force de la position marocaine réside désormais dans sa capacité à articuler trois exigences : la défense de la souveraineté, la recherche d'une issue politique durable et le développement concret des provinces du Sud. Car une ambition nationale ne se mesure pas uniquement aux soutiens diplomatiques. Elle se juge aussi à Laâyoune, Dakhla, Smara et Boujdour, dans la qualité des écoles, les perspectives d'emploi, les investissements et la dignité quotidienne des habitants.
Le Maroc peut regarder le chemin parcouru avec fierté, sans confondre avancée stratégique et règlement définitif. La constance de ses institutions, la patience de sa diplomatie et les sacrifices de ses soldats donnent à cette responsabilité une profondeur particulière.
La plus grande fidélité à ceux qui ont donné leur vie pour le Sahara marocain sera de faire de cette terre sacrée un espace de paix, de prospérité et d'avenir. Car une nation honore véritablement ses sacrifices lorsqu'elle transforme leur mémoire en espérance pour les générations qui viennent.












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