Le Maroc compte 244 projets aquacoles entrés en exploitation, représentant une capacité visée d'environ 90 000 tonnes par an. Le mouvement est réel. Reste à distinguer le potentiel installé de la production effectivement sortie des fermes marines.
Les chiffres ont été présentés le 14 juillet à Rabat, lors du 27e conseil d'administration de l'Agence nationale pour le développement de l'aquaculture (ANDA), présidé par la secrétaire d'État chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich. Ils témoignent d'une filière qui quitte progressivement le registre des plans pour entrer dans celui de l'exploitation.
Une précision évite cependant un raccourci trompeur : les 90 000 tonnes correspondent à une capacité de production cible associée aux projets actifs, et non à un volume annuel déjà atteint. Cette différence conditionne la lecture économique du secteur. Des fermes autorisées ou mises en service peuvent encore monter en charge, rencontrer des contraintes techniques ou dépendre de débouchés commerciaux incertains.
L'aquaculture peut diversifier l'offre alimentaire, soutenir des emplois côtiers et réduire une partie de la pression exercée sur les stocks sauvages. Elle comporte aussi ses propres exigences : qualité de l'eau, santé animale, choix des espèces, alimentation, occupation du littoral et acceptabilité par les pêcheurs artisanaux. Une croissance mal encadrée déplacerait les problèmes au lieu de les résoudre.
Le prochain indicateur vraiment parlant sera donc la production réalisée, accompagnée de données sur les emplois, les exportations et l'empreinte environnementale. Les 244 projets constituent un seuil encourageant. La maturité de la filière se mesurera à sa capacité à produire régulièrement sans fragiliser les écosystèmes dont elle dépend.
Les chiffres ont été présentés le 14 juillet à Rabat, lors du 27e conseil d'administration de l'Agence nationale pour le développement de l'aquaculture (ANDA), présidé par la secrétaire d'État chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich. Ils témoignent d'une filière qui quitte progressivement le registre des plans pour entrer dans celui de l'exploitation.
Une précision évite cependant un raccourci trompeur : les 90 000 tonnes correspondent à une capacité de production cible associée aux projets actifs, et non à un volume annuel déjà atteint. Cette différence conditionne la lecture économique du secteur. Des fermes autorisées ou mises en service peuvent encore monter en charge, rencontrer des contraintes techniques ou dépendre de débouchés commerciaux incertains.
L'aquaculture peut diversifier l'offre alimentaire, soutenir des emplois côtiers et réduire une partie de la pression exercée sur les stocks sauvages. Elle comporte aussi ses propres exigences : qualité de l'eau, santé animale, choix des espèces, alimentation, occupation du littoral et acceptabilité par les pêcheurs artisanaux. Une croissance mal encadrée déplacerait les problèmes au lieu de les résoudre.
Le prochain indicateur vraiment parlant sera donc la production réalisée, accompagnée de données sur les emplois, les exportations et l'empreinte environnementale. Les 244 projets constituent un seuil encourageant. La maturité de la filière se mesurera à sa capacité à produire régulièrement sans fragiliser les écosystèmes dont elle dépend.












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