Une nouvelle photographie du marché
L’enquête s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale d’inclusion financière (SNIF), qui vise à élargir l’accès aux services financiers, notamment pour les populations les plus vulnérables. Cette nouvelle édition doit permettre de dresser un état des lieux actualisé de la place de l’assurance dans le quotidien des ménages et des petites structures économiques.
Le dispositif reposera sur un échantillon d’au moins 3.000 personnes âgées de 18 à 75 ans, représentatif de la population marocaine selon des critères géographiques et socio-démographiques. Les TPE seront également intégrées à l’analyse afin de mieux cerner leurs usages, leurs besoins et leurs difficultés d’accès à la couverture assurantielle.
Trois axes sous surveillance
Le baromètre s’articulera autour de trois dimensions clés : la pénétration, l’usage et la connaissance. L’Acaps veut d’abord savoir combien de Marocains disposent réellement d’une couverture, quels produits ils détiennent et quelle part de leur budget ils y consacrent.
L’enquête doit aussi mesurer l’usage concret de ces produits, à travers des indicateurs comme les sinistres déclarés, les délais d’indemnisation ou encore la perception de la complexité des procédures de souscription et de remboursement.
Enfin, le troisième axe portera sur le niveau de compréhension du marché de l’assurance : perception des prix, degré de connaissance des produits, motivations à souscrire ou freins à l’adhésion.
Les publics fragiles au centre de l’étude
Une attention particulière sera accordée aux jeunes, femmes, ruraux, travailleurs informels, ménages modestes et très petites entreprises, qui restent parmi les catégories les plus exposées aux inégalités d’accès aux services assurantiels.
Pour renforcer la fiabilité des résultats, les données issues de l’enquête seront croisées avec des informations remontées directement par les compagnies d’assurance, notamment sur le nombre de contrats, les primes collectées, les sinistres et les réclamations traitées.
Une réponse à des faiblesses persistantes
La première édition, menée en 2022, avait mis en évidence une faible pénétration de l’assurance au Maroc, en dehors de l’assurance automobile. Chez les particuliers, seuls 26% déclaraient disposer d’une couverture auto, contre 6% pour les produits d’épargne, 4% pour l’assurance habitation et 3% pour l’assurance décès ou la complémentaire santé privée.












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