La Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance au Maroc demande une période transitoire d’au moins deux ans avant la bascule vers la CNSS des contrats d’assurance maladie concernés. Son président, Farid Bensaïd, estime que les entreprises doivent disposer du temps nécessaire pour évaluer les droits acquis, consulter les partenaires sociaux et définir d’éventuelles garanties complémentaires.
La future organisation ferait coexister l’Assurance maladie obligatoire gérée par la CNSS et des couvertures complémentaires souscrites par certaines entreprises. Selon le responsable de la FNACAM, ces produits ne compenseront pas, pour les intermédiaires, la perte de la couverture au premier dirham. Leur conception devra en outre être adaptée à chaque client et articulée avec les systèmes de gestion des sinistres.
Le secteur s’inquiète aussi de la fragilité des petites structures. D’après les données citées dans l’entretien, 68 % des agents perçoivent moins d’un million de dirhams de commissions annuelles. La digitalisation et l’intelligence artificielle peuvent améliorer le traitement des dossiers, mais elles risquent également de concurrencer l’activité de proximité des cabinets les moins solides.
Pour le marché marocain de l’assurance, la transition pose donc un double enjeu : préserver la continuité des garanties pour les salariés et accompagner les intermédiaires dans l’évolution de leur modèle économique. La FNACAM appelle notamment à une interconnexion des systèmes d’information et à une préparation coordonnée avec les compagnies et la CNSS, afin d’éviter les doublons et les ruptures de traitement.












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