D’une histoire d’exploitation à la prise de conscience collective
Dans une déclaration qui a marqué les esprits, l’ancien président français Jacques Chirac avait affirmé :
« Nous avons saigné l’Afrique pendant quatre siècles et demi. Ensuite, nous avons pillé ses matières premières ; après, on a dit : ils [les Africains] ne sont bons à rien. Au nom de la religion, on a détruit leur culture et maintenant, comme il faut faire les choses avec plus d’élégance, on leur pique leurs cerveaux grâce aux bourses. Puis, on constate que la malheureuse Afrique n’est pas dans un état brillant, qu’elle ne génère pas d’élites. Après s’être enrichi à ses dépens, on lui donne des leçons. »
Cette citation, qui retrace les différentes formes d’exploitation subies par le continent, peut aussi être lue comme un appel à dépasser la logique de dépendance. Un continent ne peut durablement progresser s’il se limite à exporter ses matières premières, importer des produits transformés et voir partir ses compétences les plus qualifiées.
Le véritable enjeu est donc de transformer : transformer les ressources naturelles en valeur ajoutée, les connaissances en compétences industrielles, et les compétences en opportunités concrètes pour les populations. L’Afrique possède des ressources. La question essentielle reste : qui les transforme, qui crée la valeur et qui en bénéficie ?
Connaître l’histoire est nécessaire, mais elle ne doit pas devenir une excuse. Comprendre ce qui a été pris permet surtout de réfléchir à ce qu’il faut désormais construire : une Afrique capable de former ses talents, de transformer ses ressources sur place, de créer sa propre valeur et de décider davantage de son avenir.
Le passé explique certaines blessures. Mais c’est le travail d’aujourd’hui qui construira l’Afrique de demain.
« Nous avons saigné l’Afrique pendant quatre siècles et demi. Ensuite, nous avons pillé ses matières premières ; après, on a dit : ils [les Africains] ne sont bons à rien. Au nom de la religion, on a détruit leur culture et maintenant, comme il faut faire les choses avec plus d’élégance, on leur pique leurs cerveaux grâce aux bourses. Puis, on constate que la malheureuse Afrique n’est pas dans un état brillant, qu’elle ne génère pas d’élites. Après s’être enrichi à ses dépens, on lui donne des leçons. »
Cette citation, qui retrace les différentes formes d’exploitation subies par le continent, peut aussi être lue comme un appel à dépasser la logique de dépendance. Un continent ne peut durablement progresser s’il se limite à exporter ses matières premières, importer des produits transformés et voir partir ses compétences les plus qualifiées.
Le véritable enjeu est donc de transformer : transformer les ressources naturelles en valeur ajoutée, les connaissances en compétences industrielles, et les compétences en opportunités concrètes pour les populations. L’Afrique possède des ressources. La question essentielle reste : qui les transforme, qui crée la valeur et qui en bénéficie ?
Connaître l’histoire est nécessaire, mais elle ne doit pas devenir une excuse. Comprendre ce qui a été pris permet surtout de réfléchir à ce qu’il faut désormais construire : une Afrique capable de former ses talents, de transformer ses ressources sur place, de créer sa propre valeur et de décider davantage de son avenir.
Le passé explique certaines blessures. Mais c’est le travail d’aujourd’hui qui construira l’Afrique de demain.












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