En 2026, 1 667 détenues et détenus ont obtenu le baccalauréat au Maroc, avec un taux global de réussite proche de 69 %. Un résultat inédit, selon l'administration pénitentiaire. Le diplôme ouvre une porte ; encore faut-il que la suite du parcours ne la referme pas.
Les candidats étaient inscrits en tant que candidats libres et les résultats additionnent les sessions ordinaire et de rattrapage. La Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) parle d'un niveau « sans précédent ». Le chiffre mérite l'attention, parce qu'il rend visibles des efforts souvent menés loin des regards : cours, accompagnement, préparation aux épreuves et discipline personnelle dans un environnement contraint.
Le succès ne doit pas être transformé en récit trop commode. Obtenir le bac derrière les murs ne règle ni la poursuite des études, ni l'accès aux outils numériques, ni le retour vers l'emploi. Pour les personnes encore détenues, se pose la continuité de la formation. Pour celles qui sortiront bientôt, le diplôme devra résister au poids du casier judiciaire, aux ruptures familiales et à la méfiance des recruteurs.
C'est ici que la politique de réinsertion se vérifie. Des passerelles avec les universités, la formation professionnelle et les entreprises sont nécessaires pour que l'examen réussi devienne une trajectoire. Il serait également utile de publier, au-delà du taux de réussite, des données de suivi sur la poursuite d'études et l'insertion des lauréats.
Ces 1 667 réussites racontent une volonté de reprendre prise sur sa vie. La société, elle, sera jugée sur ce qu'elle fait de cet effort lorsqu'une seconde chance cesse d'être un principe et demande une place réelle.
Les candidats étaient inscrits en tant que candidats libres et les résultats additionnent les sessions ordinaire et de rattrapage. La Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) parle d'un niveau « sans précédent ». Le chiffre mérite l'attention, parce qu'il rend visibles des efforts souvent menés loin des regards : cours, accompagnement, préparation aux épreuves et discipline personnelle dans un environnement contraint.
Le succès ne doit pas être transformé en récit trop commode. Obtenir le bac derrière les murs ne règle ni la poursuite des études, ni l'accès aux outils numériques, ni le retour vers l'emploi. Pour les personnes encore détenues, se pose la continuité de la formation. Pour celles qui sortiront bientôt, le diplôme devra résister au poids du casier judiciaire, aux ruptures familiales et à la méfiance des recruteurs.
C'est ici que la politique de réinsertion se vérifie. Des passerelles avec les universités, la formation professionnelle et les entreprises sont nécessaires pour que l'examen réussi devienne une trajectoire. Il serait également utile de publier, au-delà du taux de réussite, des données de suivi sur la poursuite d'études et l'insertion des lauréats.
Ces 1 667 réussites racontent une volonté de reprendre prise sur sa vie. La société, elle, sera jugée sur ce qu'elle fait de cet effort lorsqu'une seconde chance cesse d'être un principe et demande une place réelle.












L'accueil














