On aime les grandes déclarations. Les discours enflammés sur l’égalité des genres, les engagements internationaux, les campagnes “Zéro discrimination”. Mais entre les mots et les actes, il y a ce fossé, large comme l’Oued Cherrat en crue. L’Instance est là, sur le papier, figée dans une promesse qu’on ressort chaque 8 mars avec des fleurs et des hashtags. Puis on la replie soigneusement et on la range dans le tiroir “plus tard”.
Ce retard n’est pas juste une affaire de paperasse administrative. C’est un symptôme. Le symptôme d’un système où les engagements institutionnels sont parfois là pour faire joli, pour cocher une case, mais pas toujours pour être appliqués. On avance une réforme, on annonce une loi, et puis… on oublie. Ou pire, on fait semblant d'oublier.
Et si on se disait la vérité ? Peut-être que cette instance dérange. Peut-être qu’en la mettant en place, il faudrait vraiment parler de salaires inégaux, de violences ordinaires, d’accès au pouvoir. Peut-être qu’elle obligerait à revoir la copie, à remettre en cause certains privilèges bien ancrés. Alors on gagne du temps. On temporise. On “réfléchit encore à la meilleure forme juridique” – depuis 13 ans.
Pendant ce temps, les discriminations, elles, ne prennent pas de vacances. Elles avancent, elles prospèrent, elles s’installent confortablement. Sans qu’aucune "Instance" ne vienne les déranger.












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Chers camarades algériens, si c’est vous, prenez donc quelques vacances…













