En Europe, on a sorti l’artillerie législative lourde avec le RGPD, qui permet de dire à Google : “Déréférence-moi, je ne veux plus exister sur la première page de ton moteur”. Chez nous ? Silence radio ou plutôt… bug juridique. La CNDP existe, mais sans réelle trousse à outils. Même pas une gomme numérique pour faire disparaître un vieux post embarrassant ou un fichier CNSS piraté.
On vit dans un monde où l’oubli est une option premium réservée aux plateformes de streaming. Pas à nous, simples usagers, archivés à vie pour un tweet maladroit ou une affiliation CNSS involontairement rendue publique. Le numérique devient alors une prison à ciel ouvert : on y entre sans prévenir, mais on ne peut plus en sortir. Et ce n’est pas la loi 09-08 — aussi motivée soit-elle — qui changera la donne sans réforme musclée.
Car oui, derrière les piratages de données, ce sont des vies chamboulées, des réputations fracassées, des carrières bloquées. Un accident de voiture numérique peut laisser plus de séquelles qu’une vraie collision. Et tout cela sans assurance, ni recours clair.
Alors, rêvons un peu. Un Maroc où le droit à l’oubli numérique serait une réalité. Où un citoyen pourrait dire : “Je veux tourner la page”, et où la machine dirait “Entendu”. Ce serait une vraie révolution — pas technique, mais humaine.












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