Sur le terrain, le joueur polyvalent incarne parfaitement cette génération marocaine capable d’allier discipline tactique héritée du football européen et intelligence de jeu adaptée aux exigences du football africain. Latéral droit de formation, mais tout aussi à l’aise sur le flanc gauche ou dans des positions plus axiales, Mazraoui apporte une stabilité précieuse aux Lions de l’Atlas.
Son sens du placement, la pertinence de ses choix et sa capacité à jouer juste, sans fioritures, offrent au Maroc un équilibre rare. Dans un tournoi souvent rythmé par l’intensité et les transitions rapides, sa lecture du jeu permet à la sélection de conserver la maîtrise, notamment lors des phases de possession prolongées.
Sur le plan offensif, son influence se veut mesurée mais régulière. Sans chercher à forcer le jeu, le joueur de Manchester United participe activement à la création des espaces, comme en témoigne son implication dans l’action ayant conduit à l’ouverture du score de Brahim Díaz lors du match inaugural.
Défensivement, sa sérénité dans les duels et sa gestion des zones à risque ont largement contribué à la solidité d’une arrière-garde marocaine jusque-là peu inquiétée.
À 27 ans, Mazraoui n’est plus dans une logique de démonstration, mais bien de confirmation. Dans cette CAN disputée à domicile, il affiche la maturité d’un joueur capable de répondre aux exigences du très haut niveau tout en restant fidèle à son style.
À mesure que la compétition avance, son rôle pourrait gagner encore en importance, notamment à l’approche du quart de finale face au Cameroun, prévu vendredi au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, où chaque détail comptera.
Loin des projecteurs, Noussair Mazraoui avance avec régularité et assurance. Et bien souvent, ce sont ces profils discrets qui permettent aux grandes équipes d’aller loin.












L'accueil
















