Les images diffusées après la rencontre ont choqué le monde du football africain : des joueurs sénégalais quittant momentanément la pelouse en signe de protestation, sous l’impulsion de leur entraîneur, ainsi que des débordements graves dans les tribunes impliquant des supporters. Ces faits exposent la Fédération sénégalaise à une amende comprise entre 50 000 et 100 000 euros, conformément au règlement de la CAN.
Plus inquiétante encore est la perspective de sanctions individuelles. Selon la presse espagnole, plusieurs joueurs et membres du staff pourraient écoper de suspensions de quatre à six matches officiels. Si ces sanctions sont confirmées, elles pourraient être purgées lors des prochaines échéances internationales, y compris en Coupe du monde. Des matches à huis clos pour le Sénégal, ainsi qu’une interdiction de déplacement de ses supporters, figurent également parmi les mesures envisagées.
Du côté marocain, certaines situations annexes sont également examinées, notamment des incidents impliquant des ramasseurs de balles accusés d’avoir perturbé le gardien sénégalais Édouard Mendy durant la prolongation. À ce stade, aucune sanction n’a été annoncée.
Face à la gravité des événements, le président de la FIFA, Gianni Infantino, est intervenu publiquement. Dans un communiqué ferme, il a condamné des scènes jugées « inacceptables », tout en félicitant le Sénégal pour son sacre continental et le Maroc pour l’organisation du tournoi. Il a rappelé que le respect des décisions arbitrales et des règles du jeu est essentiel pour préserver l’intégrité du football.
« Quitter le terrain de cette manière et tolérer la violence n’ont pas leur place dans notre sport », a insisté Infantino, appelant la Confédération africaine de football à prendre les mesures disciplinaires appropriées.
Par ailleurs, la Fédération royale marocaine de football a annoncé son intention de saisir officiellement la CAF et la FIFA, estimant que l’interruption du match après le penalty accordé au Maroc a porté atteinte au déroulement normal de la finale et à l’équité sportive.
Dans un communiqué distinct, la CAF a confirmé l’ouverture d’une enquête disciplinaire, dénonçant le « comportement inacceptable » observé sur le terrain et dans les tribunes. L’instance africaine examine actuellement l’ensemble des images avant de statuer sur d’éventuelles sanctions à l’encontre des personnes reconnues responsables.












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