Selon les informations communiquées par les distributeurs, à partir du 1ᵉʳ avril 2026, le litre de gasoil devrait augmenter d’environ 2,40 dirhams, tandis que celui de l’essence devrait progresser d’environ 1,40 dirham, atteignant des niveaux rarement observés. Cette anticipation suscite déjà une inquiétude parmi les conducteurs marocains, qui s’attendent à un impact direct sur leurs budgets. Dans les discussions quotidiennes, les familles et les professionnels du transport réfléchissent déjà aux ajustements nécessaires pour faire face à cette hausse annoncée.
Cette progression s’inscrit dans une tendance haussière qui dure depuis plusieurs mois, influencée par l’évolution du prix du pétrole brut sur les marchés internationaux. Depuis le début de 2026, les cours mondiaux du pétrole ont subi des pressions importantes liées aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, impactant directement les coûts d’importation des carburants pour le Maroc, importateur net. Les routes maritimes stratégiques et les chaînes d’approvisionnement fragilisées alimentent une volatilité accrue des cours du Brent et autres indices de référence du marché énergétique mondial.
Pour les entreprises de transport et les professionnels dépendant de carburant diesel, les hausses successives des dernières semaines pèsent lourd. L’augmentation d’un ou deux dirhams par litre peut rapidement se traduire par des milliers de dirhams supplémentaires de dépenses mensuelles, que ce soit pour acheminer des marchandises ou assurer des services de mobilité essentiels.
Face à cette situation, les autorités marocaines ont tenu une réunion ministérielle d’urgence le 30 mars à Rabat, afin d’évaluer l’impact des tensions internationales sur l’économie nationale. Le gouvernement a décidé de maintenir le soutien sur le gaz butane, malgré une hausse internationale de plus de 68 % de son coût. De même, les tarifs de l’électricité resteront stables pour les ménages, afin de limiter le poids des dépenses courantes.
Un soutien direct exceptionnel a été déployé pour les professionnels du transport routier, couvrant la période du 15 mars au 15 avril, après le traitement de plus de 87 000 demandes via une plateforme dédiée. Cette aide vise à amortir l’impact immédiat de l’augmentation des coûts de carburant sur les activités économiques les plus exposées.
Par ailleurs, le Conseil de la concurrence a renforcé son dispositif de surveillance, passant à une analyse mensuelle des pratiques des distributeurs de carburants, une fréquence plus rapprochée qu’auparavant, pour mieux comprendre et anticiper les mouvements de prix.
Alors que les prix à la pompe continuent leur progression, la question de l’équilibre entre les impératifs économiques, la stabilité des marchés mondiaux et la protection du pouvoir d’achat reste centrale. La hausse des prix des carburants, tout en étant un phénomène global, se fait ressentir concrètement dans les rues, sur les compteurs des véhicules, et dans les décisions quotidiennes de millions de Marocains. La manière dont les autorités ajusteront leurs politiques et leurs soutiens dans les semaines à venir pourrait bien définir la trajectoire économique du pays pour le reste de l’année.
La nouvelle hausse des prix du gasoil et de l’essence illustre le lien étroit entre les marchés mondiaux et l’expérience quotidienne des citoyens marocains. Chaque fluctuation des prix se répercute dans les foyers, les entreprises et sur l’économie nationale, rappelant la dimension stratégique de l’énergie pour le Royaume.












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