Carburants : octobre sous tension au Maroc
Le mois d’octobre démarre sous tension pour les automobilistes marocains.
Les prix des carburants restent au cœur des préoccupations, dans un contexte marqué par une forte volatilité des marchés pétroliers internationaux et des tensions persistantes sur l’approvisionnement énergétique mondial.
Pour les ménages comme pour les professionnels du transport, chaque évolution à la pompe est désormais suivie de très près.
Et pour cause : le carburant pèse directement sur les déplacements, mais aussi indirectement sur le coût du transport des marchandises.
Le gouvernement maintient son soutien aux transporteurs
Face à cette situation, la Commission ministérielle chargée du suivi des répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie nationale s’est réunie mercredi 30 septembre à Rabat.
À l’issue de cette réunion, les autorités ont décidé de poursuivre le dispositif de soutien direct et exceptionnel aux professionnels du transport routier de marchandises et de personnes. Son montant doit être ajusté en fonction de l’évolution des prix des carburants.
L’objectif annoncé est clair : maintenir la régularité du transport, assurer l’approvisionnement des marchés et limiter une répercussion de la hausse des coûts sur les tarifs payés par les usagers.
Pour les chauffeurs de taxis, transporteurs de marchandises, autocars et autres professionnels de la route, l’évolution des prochains jours sera donc particulièrement surveillée.
Des réserves annoncées entre 40 et 60 jours
Sur le volet de l’approvisionnement, la Commission gouvernementale s’est montrée rassurante.
Le Maroc disposerait actuellement de réserves de gasoil et de gaz butane permettant de couvrir entre 40 et 60 jours de consommation. Les autorités indiquent également que l’approvisionnement du marché national se poursuit dans des conditions normales.
Un point important alors que les marchés énergétiques traversent une période particulièrement agitée.
Le pétrole mondial continue de grimper
À l’international, les prix restent très volatils. Ce jeudi 1er octobre, le Brent a notamment franchi les 100 dollars le baril dans un contexte de tensions sur l’offre mondiale.
La suspension d’une partie des exportations chinoises de produits pétroliers ajoute également de nouvelles pressions sur les marchés.
Pour le Maroc, largement dépendant des importations énergétiques, cette situation internationale reste donc un facteur à surveiller de près.
Au-delà du prix affiché à la station-service, l’enjeu touche directement le pouvoir d’achat, les coûts de transport et, potentiellement, les prix de nombreux produits du quotidien.












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