Jeudi, de 18 h à 23 h 45, la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l’Université Hassan II s’est muée en forum d’idées à l’occasion de la 11e Nocturne des Rendez-vous de la Philosophie.
Philosophes, chercheurs et artistes y ont animé des panels thématiques interrogeant l’ambivalence des passions capables d’inspirer la transformation autant que d’alimenter les crises dans un monde traversé par des fractures profondes.
Placée sous le thème « L’ambivalence des passions : où va le monde ? », cette étape casablancaise a rassemblé des intervenants venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique pour examiner les tensions qui structurent nos sociétés contemporaines. L’événement, organisé par l’Université Hassan II de Casablanca et l’Institut français du Maroc, en partenariat avec la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Ben M’sik, s’inscrit dans un cycle entamé à Marrakech et Fès et appelé à se poursuivre à Rabat. Sous le commissariat de Séverine Kodjo-Grandvaux et Driss Ksikes, près de quarante participants prennent part à cette édition.
Au cœur des échanges: la place des passions dans la conduite du monde, entre élans émancipateurs et dérives conflictuelles. Les débats ont interrogé la capacité de la philosophie à créer un espace de résistance critique face aux fractures politiques, sociales et culturelles de l’époque.
Le président de l’Université Hassan II de Casablanca, Houssine Azeddoug, a souligné que cette rencontre s’inscrit dans l’ouverture de l’université sur son environnement culturel et intellectuel, et consacre son rôle d’espace de débat public sur les grandes questions d’actualité. Il a rappelé l’ambition de l’institution de promouvoir l’esprit critique et le dialogue interdisciplinaire afin de former des étudiants ouverts et en prise avec les défis du temps.
Agnès Humruzian, directrice générale de l’Institut français du Maroc, a pour sa part mis en avant la profondeur du partenariat maroco-français et la conviction partagée de faire vivre le dialogue des peuples. Elle a relié le choix du thème au rythme accéléré des mutations internationales, estimant que la philosophie permet de rapprocher les points de vue et de favoriser un débat apaisé dans un monde en changement rapide.
Après Casablanca, le cycle se déplace à Rabat pour une table ronde sur les héritages d’Ibn Rushd à l’Icesco, une nocturne à la Faculté des sciences de l’Université Mohammed V, puis une rencontre « Philosophies d’Afrique » à l’Académie du Royaume du Maroc. La manifestation s’est achevé ce samedi dans cette même institution avec une intervention du philosophe Souleymane Bachir Diagne.
La forte présence étudiante a donné à cette Nocturne une tonalité singulière. L’assistance, majoritairement composée de jeunes, a rappelé que la philosophie ne se cantonne pas à l’académisme: elle demeure une pratique vivante pour une génération désireuse de comprendre le monde plutôt que de le subir. Dans un contexte saturé de passions et de tensions, voir la jeunesse marocaine investir la pensée critique est un signe que la lucidité peut encore être un choix collectif.
Philosophes, chercheurs et artistes y ont animé des panels thématiques interrogeant l’ambivalence des passions capables d’inspirer la transformation autant que d’alimenter les crises dans un monde traversé par des fractures profondes.
Placée sous le thème « L’ambivalence des passions : où va le monde ? », cette étape casablancaise a rassemblé des intervenants venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique pour examiner les tensions qui structurent nos sociétés contemporaines. L’événement, organisé par l’Université Hassan II de Casablanca et l’Institut français du Maroc, en partenariat avec la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Ben M’sik, s’inscrit dans un cycle entamé à Marrakech et Fès et appelé à se poursuivre à Rabat. Sous le commissariat de Séverine Kodjo-Grandvaux et Driss Ksikes, près de quarante participants prennent part à cette édition.
Au cœur des échanges: la place des passions dans la conduite du monde, entre élans émancipateurs et dérives conflictuelles. Les débats ont interrogé la capacité de la philosophie à créer un espace de résistance critique face aux fractures politiques, sociales et culturelles de l’époque.
Le président de l’Université Hassan II de Casablanca, Houssine Azeddoug, a souligné que cette rencontre s’inscrit dans l’ouverture de l’université sur son environnement culturel et intellectuel, et consacre son rôle d’espace de débat public sur les grandes questions d’actualité. Il a rappelé l’ambition de l’institution de promouvoir l’esprit critique et le dialogue interdisciplinaire afin de former des étudiants ouverts et en prise avec les défis du temps.
Agnès Humruzian, directrice générale de l’Institut français du Maroc, a pour sa part mis en avant la profondeur du partenariat maroco-français et la conviction partagée de faire vivre le dialogue des peuples. Elle a relié le choix du thème au rythme accéléré des mutations internationales, estimant que la philosophie permet de rapprocher les points de vue et de favoriser un débat apaisé dans un monde en changement rapide.
Après Casablanca, le cycle se déplace à Rabat pour une table ronde sur les héritages d’Ibn Rushd à l’Icesco, une nocturne à la Faculté des sciences de l’Université Mohammed V, puis une rencontre « Philosophies d’Afrique » à l’Académie du Royaume du Maroc. La manifestation s’est achevé ce samedi dans cette même institution avec une intervention du philosophe Souleymane Bachir Diagne.
La forte présence étudiante a donné à cette Nocturne une tonalité singulière. L’assistance, majoritairement composée de jeunes, a rappelé que la philosophie ne se cantonne pas à l’académisme: elle demeure une pratique vivante pour une génération désireuse de comprendre le monde plutôt que de le subir. Dans un contexte saturé de passions et de tensions, voir la jeunesse marocaine investir la pensée critique est un signe que la lucidité peut encore être un choix collectif.












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