OpenAI a commencé à déployer une version de ChatGPT destinée aux adolescents. Selon Challenge, l’expérience s’applique par défaut aux utilisateurs de 13 à 17 ans lorsqu’ils se déclarent mineurs ou que l’entreprise les identifie à partir de signaux liés au compte et à l’usage. L’annonce réunit dans une même configuration plusieurs protections qui existaient déjà.
Les restrictions portent notamment sur les contenus relatifs à l’automutilation, à la violence, aux troubles alimentaires ou à la sexualité explicite. Le service ajoute des rappels de pause, des plages horaires bloquées et un mode d’étude fondé sur des questions plutôt que sur des réponses directes. La voix est désactivée et l’assistant ne doit plus laisser entendre qu’il éprouve des sentiments. Des invitations à chercher une aide humaine doivent aussi apparaître plus fréquemment lorsqu’une situation le justifie.
Challenge précise que les alertes parentales supposent que le compte de l’adolescent ait été relié à celui d’un adulte, lien que le mineur peut rompre. En cas de signes de risque suicidaire ou d’automutilation, une alerte peut être transmise après validation humaine, sans révéler le contenu exact des conversations, selon OpenAI. Le dispositif est présenté dans un contexte de pression judiciaire et réglementaire aux États-Unis.
Pour le Maroc, l’annonce ne démontre pas que cette configuration est disponible localement ni qu’elle répond à toutes les exigences de protection des mineurs. Elle pose toutefois une question concrète aux familles, écoles et autorités marocaines : quelles protections doivent être automatiques lorsqu’un adolescent utilise une IA conversationnelle, et comment articuler contrôle parental, confidentialité et accès à une aide humaine ?












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