Marrakech et Tanger captent l'essentiel de l'enveloppe
Le Festival international du film de Marrakech obtient 12 millions de dirhams et le Festival national du film de Tanger 7,5 millions. À eux deux, ils représentent près des trois quarts du soutien annoncé. Tétouan reçoit 1,2 million pour son festival méditerranéen, Salé un million pour le cinéma de femmes et Rabat 800.000 dirhams pour le cinéma d'auteur.
La suite de la liste est beaucoup plus fragmentée : Oujda, Zagora, Ouzoud, Nador, Agadir, Settat, Mirleft, Taza ou Guelmim se partagent des montants allant souvent de 50.000 à quelques centaines de milliers de dirhams.
Cette hiérarchie peut s'expliquer par la taille, l'ambition internationale et les coûts des événements majeurs. Elle oblige néanmoins à interroger les résultats attendus de chaque niveau de soutien.
Mesurer l'impact au-delà des tapis rouges
Un festival ne vaut pas seulement par ses invités ou ses projections. Il peut former des publics, faire circuler des films marocains, créer des emplois temporaires et renforcer l'activité d'une ville. Ces effets doivent être documentés afin de rendre les choix plus lisibles.
Pour les petits événements, une aide limitée peut avoir un impact proportionnellement fort, notamment lorsqu'elle finance des ateliers, des projections scolaires ou une programmation inexistante le reste de l'année.
La prochaine étape pourrait être une évaluation publique fondée sur la fréquentation, la diversité, l'ancrage territorial et la contribution à la filière. Le financement culturel gagne en légitimité lorsqu'il rend visibles ses résultats, pas seulement ses bénéficiaires.












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