Des décisions israéliennes contestées
Au début du mois, Israël a adopté une série de décisions visant à accroître son emprise administrative et sécuritaire sur des zones de Cisjordanie, y compris dans des secteurs placés sous l’autorité palestinienne depuis les accords d’Oslo des années 1990. Pour de nombreux acteurs internationaux, ces mesures constituent une remise en cause directe des arrangements existants et une évolution du statu quo sur le terrain.
Lundi, une coalition d’États, du Brésil à l’Arabie saoudite, en passant par la France et l’Espagne, a condamné « avec la plus grande fermeté » ces décisions. Le texte évoque une « annexion de facto inacceptable », dénonçant une stratégie destinée à modifier durablement la réalité en Cisjordanie.
Une alerte sur la solution à deux États
La déclaration commune souligne que ces actions portent atteinte à la viabilité de l’État palestinien et compromettent la solution à deux États, considérée par une large partie de la communauté internationale comme la seule issue politique durable au conflit. Les signataires appellent Israël à revenir immédiatement sur ces mesures et à respecter ses obligations internationales.
La réaction du Hamas
Pour le Hamas, cette prise de position constitue « un pas dans la bonne direction ». Le mouvement estime toutefois que la condamnation doit s’accompagner de pressions concrètes, appelant les États signataires et la communauté internationale à imposer des sanctions afin de contraindre Israël à renoncer à l’annexion, à la colonisation et aux déplacements forcés.
Un contexte de tensions accrues
La colonisation s’est nettement intensifiée sous l’actuel gouvernement de Benjamin Netanyahu, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, notamment depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023. En Cisjordanie, plus d’un demi-million d’Israéliens vivent aujourd’hui dans des colonies considérées illégales par l’ONU, au milieu d’environ trois millions de Palestiniens.
Les prochains jours diront si la condamnation internationale se traduit par des mesures diplomatiques concrètes ou reste symbolique. L’évolution des décisions israéliennes sur le terrain et la réponse des capitales signataires seront déterminantes pour la suite.












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