Reconnu pour son engagement constant en faveur de l’Afrique, le technicien français estime que certaines orientations de l’administration américaine, notamment en matière de coopération internationale et de financement des ONG, contribuent à fragiliser durablement le continent. Pour lui, cette situation pose une question de fond : celle de la légitimité d’une participation africaine à un Mondial coorganisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada.
Dans des déclarations relayées par la presse française, Claude Le Roy n’écarte pas l’hypothèse d’un geste fort. Il s’interroge ouvertement sur l’opportunité d’appeler à un boycott de la Coupe du monde 2026, dénonçant ce qu’il perçoit comme un manque de considération envers l’Afrique.
« Mon engagement pour ce continent ne s’arrête pas là », affirme-t-il, tout en regrettant le silence des instances dirigeantes du football face à ces enjeux politiques et éthiques.
Vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations 1988 avec le Cameroun et ancien sélectionneur du Sénégal, du Ghana ou encore du Togo, Le Roy déplore également l’évolution de la gouvernance du football mondial. Il critique un système dans lequel, selon lui, les impératifs économiques ont progressivement pris le pas sur les valeurs sportives et humaines.
L’ancien entraîneur met enfin en cause la proximité affichée entre Donald Trump et la FIFA, estimant que cette relation brouille le message du football auprès des peuples africains. À moins de six mois du coup d’envoi du Mondial 2026, ces déclarations ravivent ainsi un débat politique et éthique autour de l’événement, dans un climat déjà marqué par de nombreuses controverses.












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