Car l’accès aux loisirs, à la culture et au sport ne relève pas uniquement de la qualité de vie.
Il touche directement à l’économie du temps libre, un secteur en forte croissance à l’échelle mondiale, et encore largement sous-exploité au Maroc.
Pour une jeunesse nombreuse, créative et connectée, ces domaines constituent un réservoir d’activités productives bien plus large qu’on ne le croit.
Aujourd’hui, la plupart des politiques publiques traitent la culture et le sport comme des coûts à contenir, non comme des investissements à rentabiliser.
Les financements sont souvent événementiels, peu évalués, et déconnectés de stratégies de long terme. Résultat : des talents émergent, mais peinent à se professionnaliser. Des infrastructures existent, mais fonctionnent en dessous de leur potentiel. Et l’emploi créé reste souvent saisonnier, précaire, voire informel.
Pour une jeunesse nombreuse, créative et connectée, ces domaines constituent un réservoir d’activités productives bien plus large qu’on ne le croit.
Aujourd’hui, la plupart des politiques publiques traitent la culture et le sport comme des coûts à contenir, non comme des investissements à rentabiliser.
Les financements sont souvent événementiels, peu évalués, et déconnectés de stratégies de long terme. Résultat : des talents émergent, mais peinent à se professionnaliser. Des infrastructures existent, mais fonctionnent en dessous de leur potentiel. Et l’emploi créé reste souvent saisonnier, précaire, voire informel.
Pourtant, les exemples internationaux sont clairs.
Les industries culturelles et créatives — musique, cinéma, audiovisuel, jeux vidéo, design, patrimoine, sport-spectacle — génèrent des millions d’emplois, notamment pour les jeunes.
Elles combinent créativité, technologie et services, trois atouts que possède déjà la jeunesse marocaine. Ce qui manque, ce n’est pas le talent, mais la structuration économique.
Prenons le sport. Au-delà de la pratique amateur, toute une économie gravite autour : encadrement, événementiel, marketing, maintenance des équipements, tourisme sportif. Faute de reconnaissance et de cadres clairs, beaucoup de ces activités restent informelles.
Structurer le secteur permettrait non seulement de créer de l’emploi, mais aussi de professionnaliser des parcours aujourd’hui instables. La culture suit la même logique. Musiciens, vidéastes, créateurs de contenus, artisans culturels : les jeunes sont nombreux à produire, souvent sans statut, sans protection sociale, sans accès au financement.
Résultat : une économie grise qui bénéficie peu à l’État et expose les jeunes à une grande précarité. Formaliser ces activités, c’est reconnaître leur valeur économique et sociale.
Elles combinent créativité, technologie et services, trois atouts que possède déjà la jeunesse marocaine. Ce qui manque, ce n’est pas le talent, mais la structuration économique.
Prenons le sport. Au-delà de la pratique amateur, toute une économie gravite autour : encadrement, événementiel, marketing, maintenance des équipements, tourisme sportif. Faute de reconnaissance et de cadres clairs, beaucoup de ces activités restent informelles.
Structurer le secteur permettrait non seulement de créer de l’emploi, mais aussi de professionnaliser des parcours aujourd’hui instables. La culture suit la même logique. Musiciens, vidéastes, créateurs de contenus, artisans culturels : les jeunes sont nombreux à produire, souvent sans statut, sans protection sociale, sans accès au financement.
Résultat : une économie grise qui bénéficie peu à l’État et expose les jeunes à une grande précarité. Formaliser ces activités, c’est reconnaître leur valeur économique et sociale.
L’enjeu est aussi territorial.
Chaque région dispose d’un capital culturel, patrimonial ou naturel susceptible de nourrir une économie locale du loisir et du tourisme.
Pourtant, les jeunes de ces territoires sont rarement associés à la conception et à la gestion de ces offres. Le tourisme intérieur, en particulier, reste sous-développé alors qu’il pourrait constituer une source d’emplois stable et accessible.
La Charte évoque également l’ouverture à l’international. Faciliter l’accès des jeunes aux échanges culturels, sportifs et touristiques n’est pas un luxe.
C’est une manière de renforcer les compétences, d’élargir les réseaux et de positionner le Maroc dans des circuits économiques mondiaux où la créativité et l’expérience comptent autant que la production matérielle.
Sur le plan économique, investir dans ces secteurs présente un avantage stratégique : ils sont intensifs en main-d’œuvre jeune, peu délocalisables et porteurs d’image. Ils contribuent à la fois à l’emploi, à l’attractivité du territoire et au rayonnement du pays.
À condition d’abandonner une logique de subvention dispersée au profit d’une logique de filière structurée.
Pourtant, les jeunes de ces territoires sont rarement associés à la conception et à la gestion de ces offres. Le tourisme intérieur, en particulier, reste sous-développé alors qu’il pourrait constituer une source d’emplois stable et accessible.
La Charte évoque également l’ouverture à l’international. Faciliter l’accès des jeunes aux échanges culturels, sportifs et touristiques n’est pas un luxe.
C’est une manière de renforcer les compétences, d’élargir les réseaux et de positionner le Maroc dans des circuits économiques mondiaux où la créativité et l’expérience comptent autant que la production matérielle.
Sur le plan économique, investir dans ces secteurs présente un avantage stratégique : ils sont intensifs en main-d’œuvre jeune, peu délocalisables et porteurs d’image. Ils contribuent à la fois à l’emploi, à l’attractivité du territoire et au rayonnement du pays.
À condition d’abandonner une logique de subvention dispersée au profit d’une logique de filière structurée.
La Charte du 11 Janvier suggère ainsi une inflexion majeure :
Considérer la culture, le sport et les loisirs comme des piliers de l’économie jeunesse, et non comme des annexes.
Cela implique des statuts clairs, des formations adaptées, des mécanismes de financement spécifiques et une véritable reconnaissance institutionnelle.
À l’horizon 2040, le Maroc devra absorber une jeunesse nombreuse et exigeante. Négliger l’économie du temps libre serait une erreur stratégique. La structurer, en revanche, permettrait de transformer des passions en métiers, des loisirs en emplois et des subventions en investissements productifs.
Une économie moderne ne se limite pas à produire, elle doit aussi savoir créer du sens et de la valeur là où vivent les jeunes.
Cela implique des statuts clairs, des formations adaptées, des mécanismes de financement spécifiques et une véritable reconnaissance institutionnelle.
À l’horizon 2040, le Maroc devra absorber une jeunesse nombreuse et exigeante. Négliger l’économie du temps libre serait une erreur stratégique. La structurer, en revanche, permettrait de transformer des passions en métiers, des loisirs en emplois et des subventions en investissements productifs.
Une économie moderne ne se limite pas à produire, elle doit aussi savoir créer du sens et de la valeur là où vivent les jeunes.












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