Le soleil de Dakhla n’est plus seulement un atout touristique. Il devient un levier stratégique. Nareva Services installera, sur une superficie de 1,2 hectare, une centrale solaire composée de 1 892 panneaux photovoltaïques, directement intégrée au complexe hospitalo-universitaire international Mohammed VI. L’infrastructure produira une énergie propre capable de couvrir près d’un tiers des besoins énergétiques du site. Un chiffre parlant, dans un secteur hospitalier où la continuité d’alimentation est vitale.
Ce projet s’inscrit dans la continuité d’un partenariat déjà engagé entre Nareva Services et la FM6SS. Un partenariat qui ne se limite pas à une logique d’équipement, mais traduit une vision partagée : réduire la dépendance énergétique, maîtriser les coûts à long terme et inscrire les établissements de santé dans la trajectoire nationale de décarbonation.
Sur le plan technique, l’installation respecte les standards environnementaux et opérationnels les plus exigeants. Les panneaux ont été dimensionnés pour s’adapter aux contraintes climatiques locales, notamment l’ensoleillement élevé et les vents fréquents de la région. Résultat : une production optimisée et une réduction estimée de 31 % de la consommation énergétique globale du complexe. Pour un établissement hospitalo-universitaire, cette économie n’est pas anodine. Elle libère des marges financières qui peuvent être réallouées à la recherche, à l’équipement médical ou à l’amélioration des services aux patients.
L’impact environnemental est, lui aussi, significatif. Grâce à cette centrale solaire, le site évitera chaque année l’émission d’environ 1 356 tonnes de CO₂. Derrière ce chiffre, souvent abstrait, se cache une réalité tangible : moins de pression sur les ressources fossiles et une contribution directe aux engagements climatiques du Maroc. La FM6SS s’est fixé un objectif clair de décarbonation à l’horizon 2030. Cette installation en constitue l’un des piliers opérationnels.
Au-delà des chiffres, le choix de Dakhla n’est pas anodin. La région, au cœur des provinces du Sud, est devenue un laboratoire à ciel ouvert pour les énergies renouvelables. En intégrant le solaire dans une infrastructure hospitalière de pointe, le projet envoie un signal fort : la transition énergétique ne concerne pas seulement les grandes centrales éloignées des villes, mais aussi les services publics essentiels, là où l’impact social est immédiat.
Un responsable du secteur confiait récemment que « l’énergie propre, dans un hôpital, c’est aussi une question de souveraineté et de sécurité ». Une phrase qui résume bien l’enjeu. Produire localement, sécuriser l’approvisionnement et réduire l’empreinte carbone : l’équation est claire.
À Dakhla, la centrale solaire du CHU Mohammed VI ne se contente pas d’aligner des panneaux sous le soleil. Elle incarne une manière marocaine, pragmatique et responsable, d’articuler développement régional, santé publique et transition énergétique. Un pas mesuré, mais résolument tourné vers l’avenir.












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