Souvenons-nous des débordements lors de la Coupe d'Afrique des Nations chez nous, au Maroc.
On protestait contre la sécurité, on menaçait de refuser de fouler la pelouse, pour finir par les éclats et le désordre que l'on sait dans les tribunes.
Que dire également de nos amis Égyptiens, qui troquaient volontiers le fair-play contre de mémorables complaintes sur les moustiques locaux, transformant chaque détail en affaire d'État ?
Quand le Maroc déploie le tapis rouge, d'aucuns trouvent toujours le moyen d'y chercher la petite bête.
Changement de décor, changement d'ambiance de l'autre côté de l'Atlantique.
Et là, ô miracle du pragmatisme : pas un mot, pas une protestation, pas le moindre murmure. La discipline est absolue, l'obéissance immédiate. On se plie aux injonctions sans brancher.
Il faut dire qu'aux États-Unis, Monsieur Trump n’est pas précisément d’humeur à ce que les gens se livrent à des caprices. Face à la perspective d'un renvoi immédiat par le premier vol et sans autre forme de procès, les récriminations s'évanouissent instantanément.
L'autorité, semble-t-il, s'impose d'autant mieux qu'elle ne s'encombre d'aucune civilité.
La leçon de cette parabole footballistique est cruelle. À force de traiter nos hôtes avec une délicatesse excessive, nous leur laissons le loisir de cultiver l'art du grief. Les Américains, eux, rappellent une vérité immuable : le respect de la règle ne dépend pas de la douceur de l'accueil, mais de la fermeté de l'institution.
À méditer pour nos prochaines échéances. Si la générosité reste notre signature, elle ne devrait jamais nous dispenser du sens des réalités.
Par Omar Hasnaoui Chaoui.












L'accueil




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