Ce pré-summit ne se présente pas comme une vitrine technologique supplémentaire.
Pour les pays du Sud, ce déplacement est décisif.
Il marque une rupture avec une logique d’importation passive de solutions conçues ailleurs, souvent déconnectées des réalités locales, des contraintes budgétaires et des priorités éducatives nationales.
Le programme du pré-summit accorde une place centrale à la question du leadership. Ce choix est révélateur. Il rappelle que l’IA éducative relève d’abord d’une décision politique, stratégique et institutionnelle, bien avant d’être un choix technologique.
Penser l’intelligence artificielle dans l’éducation suppose d’assumer une vision claire des finalités, un investissement durable dans les compétences, une redéfinition du rôle de l’enseignant et une responsabilité explicite sur les usages.
Un autre enjeu central concerne le triptyque infrastructure – gouvernance – équité. Il ne peut y avoir de dividende de l’IA sans infrastructures numériques accessibles et soutenables, sans maîtrise des données éducatives, ni sans politiques publiques orientées vers la réduction des inégalités territoriales et sociales.
Le risque est désormais bien identifié :
Le message le plus structurant reste sans doute celui-ci : l’IA éducative commence et se termine par l’humain.
Former les enseignants, repenser les curricula, accompagner les apprenants et développer l’esprit critique constituent les véritables leviers du dividende de l’intelligence artificielle.
La question posée le 21 janvier ne sera donc pas : avons-nous accès à l’intelligence artificielle ?
Mais bien : sommes-nous capables d’en faire un outil utile, inclusif et durable, au service de la transformation éducative et sociale ?
Par Dr Az-Eddine Bennani












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