Encouragée par un père convaincu de l’importance de l’éducation des filles autant que celle des garçons, elle puisa également son inspiration auprès d’un praticien hospitalier de Fès, qui l’incita à embrasser la carrière médicale.
Marquée par l’exil de feu Mohammed V à Madagascar en 1953 et son retour, événement ayant précipité l’indépendance du Maroc, Hennou Allali Maamar développa très tôt une conscience politique. À la faculté, elle milita activement au sein de l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM), avant de s’engager dans la vie politique et associative.
Elle intégra le comité central du Parti du progrès et du socialisme (PPS), puis son conseil de la présidence, et fut membre du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH). Mère de six enfants, elle consacra ensuite son énergie à l’action associative, en particulier à la lutte contre l’abandon scolaire des filles dans les zones rurales.
En 2005, elle fonda la Fondation Illy, qui mène depuis des initiatives éducatives dans la région d’Oulmès, en partenariat avec des institutions gouvernementales et privées. Plusieurs écolières âgées de 7 à 12 ans bénéficient ainsi d’un encadrement complet, reflétant sa conviction profonde : la santé et l’éducation sont les piliers du développement humain, y compris dans le monde rural.
Le PPS a rendu hommage à Hennou Allali Maamar, saluant une médecin « respectée, reconnue pour sa compétence et son dévouement exemplaire à la santé publique », et une praticienne ayant accompli sa mission humanitaire « avec un engagement constant, plaçant le bien-être et la dignité du citoyen au cœur de ses préoccupations ».












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