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Des temps difficiles


A peine le septième congrès du RNI terminé, le Roi Mohammed VI félicitait dans un message royal Aziz Akhannouch pour sa réélection à la tête du parti. Lecture dans un congrès serein qui s’est tenu dans une ambiance générale hautement anxiogène.



Par Naim Kamal

Au terme de son septième congrès, le Rassemblement National des Indépendant (RNI) a reconduit à sa tête Aziz Akhannouch. Le contraire aurait été extraordinairement étonnant. Voire un acte contre nature au vu du déroulement des faits depuis les législatives de 2016. On pourrait même ajouter que les contraintes sanitaires, obligeant à un congrès en semi présentiel concentré sur l’essentiel, ont privé le président du RNI des noces auxquelles son succès, qui n’est pas du goût de tous, lui donnait droit.     

A Bouznika, il y a un peu plus de cinq ans, Aziz Akhannouch reprenait un parti en lambeaux pour le mettre là où il n’a été, tout au long se son histoire de près d’un demi-siècle, qu’une fois. Lorsque le chef de file de ses fondateurs, Ahmed Osman, occupait la chefferie du gouvernement. Depuis, le RNI ne fut, au mieux, qu’un parti d’appoint, au pire dans l’opposition, une fonction incompatible avec son ADN.  

Le plus dur reste à faire
Aujourd’hui, alors que la page du septième congrès est tournée, tout est à faire ou à refaire. Les cinq dernières années passées à reconstruire brique par brique le RNI dans une topographie politique mouvante et hostile, ressembleront, comparées aux années à venir, à une sinécure. 

Aux sérieuses conséquences socio-économiques de la pandémie qui est toujours là, s’est invitée pour les aggraver, une sécheresse que l’on appelle par euphémisme, comme pour en conjurer le sort, « déficit pluviométrique ». Une guerre en Ukraine que l’on voyait venir sans vraiment y croire et qui fait prédire au FMI des répercussions déviatrices, est survenue à son tour pour compliquer une situation déjà suffisamment difficile. A ne retenir que l’ambiance générale hautement anxiogène que ces facteurs génèrent, le tableau qui s’offre au gouvernement n’est pas des plus gais. 

Pour autant, Aziz Akhannouch, à l’issue du congrès, dans ses propos comme dans ses attitudes, renvoie l’image d’une certaine sérénité que le contexte actuel est normalement de nature à perturber. Les plus sourcilleux et les moins indulgents, le plus souvent ce sont les mêmes, diront que c’est son rôle et son devoir de chef du gouvernement. Sans doute.

Une zone à hauts risques
Ce n’est un secret pour personne que pour l’essentiel de ce qui se fait au Maroc, tout part de la volonté royale et dépend de la détermination et de la veille du Souverain. Encore faudrait-il que l’exécutif suive et que les hommes qui le composent se mettent à la hauteur des ambitions marocaines contrariées par la conjoncture. Mais le propre de celle-ci est d’être précisément conjoncturelle. 

Sans faire référence exclusivement à la situation dans sa sous-région, les temps sont difficiles pour le Maroc. Le pays, son nouveau modèle de développement, son présent et son devenir passent par un guet, certes comme il en a déjà vu dans son histoire, mais qui n’est pas sans dangers dans une zone de turbulences à hauts risques. Une étape qui fait partie de ces moments où seules la cohésion et l’abnégation de tous permettent de surmonter. Or ce qui ressort des comportements actuels c’est que personne n’écoute plus personne, et tous semblent inaudibles les uns aux autres.  

Sans occulter les quelques erreurs de casting, ce gouvernement dispose de compétences réelles. Mais, pour ne rien changer à certaines habitudes marocaines, deux ou trois ministriculs ressemblent déjà à des msmar Jha, une sorte de taupes qui se sont données pour mission de lui compliquer la tâche et, à l’occasion, se présenter en potentiels remplaçants. Il en est certainement conscient. 

Un jugement intempestif 
Quand ce n’est pas son intégrité même qui est remise ne cause, il est souvent de bon ton de mettre en doute les aptitudes politiques de Aziz Akhannouch. Par un jugement intempestif, des pôles, certains à visage découverts, d’autres insidieusement tapis derrière des porte-voix ou dans le metavers, laissent entendre, laissaient entendre avant même son sacre, qu’il ne serait pas l’homme de la situation, ne sachant pas ou oubliant volontairement que la plupart du temps se sont les situations qui révèlent les hommes

Les tenants de ces thèses ne seront que plus déçus du message royal adressé au président du RNI, une ou deux heures à peine après sa réélection à la tête du parti. "Vos qualités humaines et votre compétence, en plus de votre esprit de responsabilité et d'attachement indéfectible aux constantes et valeurs sacrées de la Nation, constitueront sans doute, des bases de votre succès dans la poursuite de l'accomplissement de vos missions partisanes", lui a écrit les Souverain.

Et c’est l’une de ces missions partisanes, est-il nécessaire de la rappeler, qui l’a qualifié pour diriger le gouvernement. Dont il faut surveiller l’action, c’est le rôle constitutionnel des oppositions, mais qu’il faut aussi laisser travailler dans des conditions qui préservent les êtres et leur sensibilité.

Rédigé par Naim Kamal sur Quid  -



Samedi 12 Mars 2022


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