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Drame sur le Grossglockner : le compagnon face à la justice pour homicide par négligence


Rédigé par le Mercredi 18 Février 2026



En Autriche, le compagnon d’une alpiniste morte de froid sur le Grossglockner, plus haut sommet du pays, comparait devant la justice pour homicide par négligence. Le drame, survenu en janvier 2025, pose de douloureuses questions sur la responsabilité en haute montagne.

Le tribunal devra déterminer si le choix de la laisser seule pour chercher de l’aide constitue une faute pénale.

Le Grossglockner, plus haut sommet d’Autriche, est un nom qui évoque autant la beauté que le danger. En janvier 2025, ce massif a été le théâtre d’un drame qui se rejoue désormais devant les tribunaux. Kerstin G., une femme de 33 ans, est décédée d’hypothermie lors d’une ascension qui a tourné au cauchemar. Plus d’un an après les faits, son compagnon, qui l’accompagnait ce jour-là, est jugé pour homicide involontaire par négligence grave.

Selon le dossier, le couple avait entrepris l’ascension du Grossglockner dans des conditions météorologiques difficiles. Les autorités rapportent des vents violents, des températures largement négatives et une visibilité réduite. À l’approche du sommet, la jeune femme se serait retrouvée dans un état d’épuisement avancé, au point de ne plus pouvoir progresser. Son compagnon aurait alors pris la décision de la laisser sur place, à proximité du sommet, pour redescendre chercher de l’aide.

Ce choix est au cœur de l’accusation. La question posée à la justice est simple dans sa formulation, complexe dans ses implications : un alpiniste peut-il être pénalement responsable d’avoir quitté sa compagne épuisée en haute montagne, même dans l’intention de sauver des vies en allant alerter les secours ? Les procureurs estiment que les conditions étaient telles qu’il aurait dû rester avec elle, tenter d’abriter au mieux la victime et, peut-être, renoncer plus tôt à l’ascension.

La défense, elle, plaide le contexte extrême et la difficulté de juger a posteriori des décisions prises dans le froid, la tempête et la panique. En haute montagne, chaque minute compte, et la frontière entre la bonne et la mauvaise décision n’est pas toujours claire. Les secours, arrivés trop tard, n’ont pu que constater le décès de la jeune femme, victime d’hypothermie.

Cette affaire relance le débat sur la pratique de la montagne, la préparation des ascensions et la prise de décision en situation de crise. Guides et alpinistes rappellent que même les personnes expérimentées ne sont jamais à l’abri d’un enchaînement d’erreurs, amplifiées par la météo et la fatigue.

Au-delà du verdict, ce procès met en lumière un dilemme tragique : jusqu’où la justice doit-elle intervenir dans des situations où la nature, l’imprévisible et la vulnérabilité humaine s’entremêlent ? Le Grossglockner restera, pour la famille de Kerstin G., le symbole d’une ascension qui ne s’est jamais vraiment terminée.





Mamoune ACHARKI
Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la... En savoir plus sur cet auteur
Mercredi 18 Février 2026

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