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Pourquoi parle-t-on de chevaux pour mesurer la puissance d'un moteur ?


Rédigé par le Mardi 17 Février 2026

On parle de 90 chevaux, 150 chevaux, 300 chevaux… mais personne n’a jamais vu un troupeau galoper dans un moteur. Alors, pourquoi cette obsession équine dans l’automobile ? Spoiler : tout commence avec un Écossais malin et une machine à vapeur.



Quand le cheval était le “moteur” officiel de l’humanité

Avant les Tesla et les SUV qui brillent sur la corniche de Casablanca, le vrai boss de la mobilité, c’était… le cheval.

À la fin du XVIIIe siècle, cet animal multitâche servait à tout : tirer des charges, actionner des moulins, pomper de l’eau des puits. Bref, le moteur thermique version sabots.

Puis débarque la machine à vapeur. Et là, panique générale : comment convaincre les clients qu’une grosse machine fumante peut remplacer un cheval bien musclé ?

Il fallait un argument marketing béton. C’est là qu’intervient James Watt, ingénieur écossais et génie du branding avant l’heure.

Son idée ? Comparer la puissance de sa machine à celle d’un cheval. Il observe un cheval faire tourner un moulin à grain, sort ses unités britanniques (livres, pieds, secondes) et invente le fameux “horsepower”.

Traduction : “puissance cheval”. Et voilà comment une unité marketing devient une référence mondiale.


Horsepower, cheval-vapeur… et confusion totale

Petite subtilité croustillante : il existe deux “chevaux”. Oui, même dans les unités, on a droit à un duel.

Le “horsepower” anglo-saxon équivaut à environ 745,7 watts. De son côté, le “cheval-vapeur” du système métrique pèse un peu moins lourd : environ 735,5 watts.

La différence ? Une histoire de conventions scientifiques et d’unités nationales. On adore compliquer les choses.

En théorie, le watt devrait suffire. D’ailleurs, l’unité porte le nom de… James Watt lui-même. Ironique, non ? Mais dans la vraie vie, dire qu’une voiture développe 110 000 watts, ça fait moins rêver que “150 chevaux”. Avouez que ça claque moins sur une fiche technique.

Historiquement, la transition du cheval réel vers le cheval mécanique s’est faite avec des engins à vapeur comme le fardier de Nicolas-Joseph Cugnot, souvent présenté comme l’un des premiers véhicules automobiles à moteur, conservé aujourd’hui au Musée des Arts et Métiers.

À l’époque, l’idée était simple : combien de chevaux faut-il remplacer ? On parlait donc en “chevaux”.

Avec le temps, la tradition est restée. Et on a même rajouté des couches : chevaux fiscaux (pour les impôts), chevaux DIN, chevaux SAE… On ne compte plus les variantes. Résultat : un joyeux bazar administratif et technique, mais une habitude tenace.


Un mythe marketing qui refuse de mourir

Alors oui, mesurer la puissance en chevaux n’a plus grand-chose de rationnel. Le watt est précis, universel, scientifique. Mais le cheval, lui, parle à l’imaginaire collectif. Il évoque la force, la vitesse, la noblesse. C’est visuel. C’est instinctif. C’est sexy.

Et puis, avouons-le : dire qu’on roule en “200 chevaux”, ça fait toujours un petit effet au café. Personne ne se vante d’avoir “147 000 watts” sous le capot.

Au fond, cette unité est un vestige historique devenu argument marketing. Une relique du XVIIIe siècle qui survit à l’ère électrique.

Même les voitures 100 % électriques continuent d’annoncer leurs “chevaux”. Comme quoi, dans l’automobile, le passé galope encore très loin devant.






Mardi 17 Février 2026

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