Dans un pays qui ne cesse de vanter sa diversité aux visiteurs étrangers, il était temps de rappeler une évidence simple : les Marocains aussi ont le droit, et même le besoin, de redécouvrir leur propre pays. En relançant l’opération “Ntla9awfbladna”, l’Office national marocain du tourisme remet sur la table une idée juste, utile et presque évidente : encourager le tourisme interne pour faire circuler non seulement les voyageurs, mais aussi la confiance, l’activité et le sentiment d’appartenance.
Le Maroc dispose d’un patrimoine exceptionnel. Mer, montagne, désert, médinas, villages, gastronomie, artisanat, festivals, stations balnéaires, oasis, parcs naturels : peu de pays peuvent offrir une telle densité d’expériences sur un même territoire. Pourtant, une partie des Marocains connaît parfois mieux certaines destinations étrangères que des régions entières de leur propre pays. Ce décalage n’est pas seulement culturel. Il est aussi économique, social et symbolique.
La relance de “Ntla9awfbladna” arrive donc comme une réponse pertinente à plusieurs défis à la fois. D’abord, elle peut soutenir l’activité touristique en dehors des pics internationaux et aider les professionnels du secteur à mieux lisser leur saison. Ensuite, elle peut offrir à la classe moyenne, aux familles et aux jeunes l’occasion de voyager davantage à l’intérieur du royaume, à condition bien sûr que les prix suivent et que l’offre soit réellement accessible. Car promouvoir le tourisme interne sans traiter la question du coût des transports, de l’hébergement ou de la restauration reviendrait à lancer une belle campagne sans véritable impact de terrain.
Mais au-delà des chiffres, l’intérêt de cette relance est ailleurs. Voyager dans son propre pays, ce n’est pas seulement consommer des nuitées ou réserver un séjour. C’est retisser un lien. C’est comprendre qu’entre Dakhla et Chefchaouen, entre Al Hoceïma et Tata, entre Ifrane et Essaouira, il existe une mosaïque marocaine qu’aucun discours ne remplace. Le tourisme interne peut aussi devenir un outil de cohésion nationale, en rapprochant les territoires, en valorisant les identités locales et en redonnant du sens à l’idée même de destination marocaine.
Pour une fois, il faut le dire clairement : voilà une initiative qui va dans le bon sens. À condition qu’elle soit suivie d’offres concrètes, de partenariats intelligents et d’une vraie politique de démocratisation du voyage, “Ntla9awfbladna” peut devenir plus qu’un slogan. Elle peut devenir une habitude, presque une culture. Et ce serait, enfin, une très bonne nouvelle pour le tourisme marocain.
Le Maroc dispose d’un patrimoine exceptionnel. Mer, montagne, désert, médinas, villages, gastronomie, artisanat, festivals, stations balnéaires, oasis, parcs naturels : peu de pays peuvent offrir une telle densité d’expériences sur un même territoire. Pourtant, une partie des Marocains connaît parfois mieux certaines destinations étrangères que des régions entières de leur propre pays. Ce décalage n’est pas seulement culturel. Il est aussi économique, social et symbolique.
La relance de “Ntla9awfbladna” arrive donc comme une réponse pertinente à plusieurs défis à la fois. D’abord, elle peut soutenir l’activité touristique en dehors des pics internationaux et aider les professionnels du secteur à mieux lisser leur saison. Ensuite, elle peut offrir à la classe moyenne, aux familles et aux jeunes l’occasion de voyager davantage à l’intérieur du royaume, à condition bien sûr que les prix suivent et que l’offre soit réellement accessible. Car promouvoir le tourisme interne sans traiter la question du coût des transports, de l’hébergement ou de la restauration reviendrait à lancer une belle campagne sans véritable impact de terrain.
Mais au-delà des chiffres, l’intérêt de cette relance est ailleurs. Voyager dans son propre pays, ce n’est pas seulement consommer des nuitées ou réserver un séjour. C’est retisser un lien. C’est comprendre qu’entre Dakhla et Chefchaouen, entre Al Hoceïma et Tata, entre Ifrane et Essaouira, il existe une mosaïque marocaine qu’aucun discours ne remplace. Le tourisme interne peut aussi devenir un outil de cohésion nationale, en rapprochant les territoires, en valorisant les identités locales et en redonnant du sens à l’idée même de destination marocaine.
Pour une fois, il faut le dire clairement : voilà une initiative qui va dans le bon sens. À condition qu’elle soit suivie d’offres concrètes, de partenariats intelligents et d’une vraie politique de démocratisation du voyage, “Ntla9awfbladna” peut devenir plus qu’un slogan. Elle peut devenir une habitude, presque une culture. Et ce serait, enfin, une très bonne nouvelle pour le tourisme marocain.












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