Tout le monde recharge ses batteries, mais pas celles des téléphones.
Il faut dire que l’époque est propice à l’armure : guerres en série, OTAN frileuse, Trump menaçant de se désabonner de l’Europe… Alors on anticipe, on muscle, on panique. Et surtout, on paie.
Mais une question, simple et gênante, plane au-dessus des drones :
À quand un budget sans plafond pour la paix ?
Car souvenez-vous, en 1990, on parlait avec ferveur des « dividendes de la paix » après la chute du Mur. C’était chic, presque poétique. Mais en pratique ? Pas de budget pour la prévention, l’éducation à la paix, les diplomaties discrètes. Juste des vœux pieux, des colloques en goguette, et quelques prix Nobel encravatés.
Aujourd’hui, on vote des rallonges pour les tanks, pas pour les traités. On donne des milliards aux radars, pas aux médiateurs. Même les discours de paix ne sont plus sous-titrés au journal télévisé.
Et pourtant, le vrai luxe, ce n’est pas le char d’assaut autonome, c’est l’école qui résiste aux extrémismes, le dialogue interreligieux dans les zones tendues, ou l’université qui forme les artisans du compromis. Mais pour ça, pas d’enveloppe exceptionnelle. Juste une ligne floue dans les budgets annexes.
Le saviez-vous ?
Imaginez un instant que 1,5 % du PIB européen soit dédié à des programmes de résilience civile, d'éducation à la paix, de lutte contre les discours de haine…
Ce ne serait pas naïf. Ce serait révolutionnaire.












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