Gianni Infantino fait une nouvelle fois l’objet de critiques concernant ses liens avec le président américain Donald Trump. FairSquare a demandé à la commission d’éthique de la FIFA d’examiner ce qu’elle qualifie de « violations répétées » imputées au dirigeant italo-suisse.
Selon un document de huit pages consulté par L’Équipe, l’ONG recense huit incidents, présentés dans l’ordre chronologique, qui concernent tous les relations entre Infantino et Trump.
Pour FairSquare, ces faits pourraient constituer des violations du Code d’éthique de la FIFA et doivent être analysés dans leur ensemble.
Huit incidents pointés du doigt
Les quatre premiers épisodes remontent à 2025. Deux concernent notamment le prix de la paix attribué par la FIFA à Donald Trump, tandis que deux autres portent sur des messages de soutien publiés par Gianni Infantino sur Instagram.
Les quatre autres incidents évoqués se seraient produits en 2026. L’ONG cite notamment l’affaire impliquant l’international américain Folarin Balogun, ainsi que le projet finalement abandonné autour d’une possible « vente de la Coupe du monde ».
FairSquare estime que cette série d’épisodes pourrait traduire un comportement incompatible avec les responsabilités du président de la FIFA.
« Dans l’ensemble, le comportement de M. Infantino vis-à-vis du président Trump a constitué un manquement grave à ses devoirs de loyauté et de neutralité politique, ainsi qu’un abus flagrant du pouvoir présidentiel », affirme l’organisation.
L’ONG avance également que certains éléments pourraient, selon elle, suggérer une volonté du dirigeant de tirer un avantage personnel de ses relations avec le président américain.
Une nouvelle offensive de FairSquare
Cette saisine intervient après plusieurs démarches de l’ONG contre Gianni Infantino.
Fin juillet, le Comité international olympique avait rejeté une précédente plainte de FairSquare concernant de supposées violations de la neutralité politique. En août, l’organisation avait également demandé à la FIFA de déclarer Infantino inéligible à la prochaine élection présidentielle de l’instance.
Cette fois, FairSquare demande à la commission d’éthique d’examiner les huit incidents recensés.
« Si la FIFA ne donne pas suite à l’ensemble de ces éléments, nous disposerons de preuves irréfutables qu’elle-même n’est pas apte à diriger le football », a déclaré Nicholas McGeehan, directeur et cofondateur de l’ONG.
Contactée par L’Équipe, la FIFA n’aurait, selon les informations rapportées, pas donné suite aux sollicitations.
Cette nouvelle offensive intervient alors que se rapproche l’élection à la présidence de la FIFA et que plusieurs fédérations commencent à exprimer des réserves sur la gouvernance de Gianni Infantino.












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