Le mot choisi pour résumer cette ambition n’est pas anodin : l’autonomisation.
Le slogan du Congrès, « L’autonomisation maintenant… pour un nouveau contrat social », marque une évolution importante. Il ne s’agit plus seulement de réclamer des droits pour les jeunes, mais de leur donner les compétences, les ressources, les responsabilités et les espaces de décision leur permettant d’agir réellement.
Cette orientation est le résultat d’un processus de consultations régionales, provinciales, numériques et de terrain, ayant notamment conduit à l’élaboration du Pacte du 11 janvier pour la jeunesse. Près de quinze mille jeunes auraient participé à cette démarche, appelée à devenir la plateforme politique et revendicative de l’organisation.
Une génération attachée aux fondamentaux historiques
La nouvelle génération istiqlalienne ne revendique pas une rupture avec l’identité du parti. Elle tente plutôt d’en actualiser les fondamentaux.
Le premier de ces fondamentaux reste la souveraineté nationale. La défense de l’intégrité territoriale du Royaume et le soutien à l’initiative marocaine d’autonomie au Sahara occupent une place centrale dans la déclaration politique adoptée par le Congrès. Pour la Jeunesse Istiqlalienne, la cause nationale doit continuer à structurer l’engagement politique des nouvelles générations.
Le soutien à la cause palestinienne constitue un autre marqueur historique. L’organisation réaffirme son attachement à la création d’un État palestinien indépendant avec Al-Qods-Est comme capitale, tout en rappelant le rôle du Maroc et du Comité Al-Qods.
Ces positions illustrent une continuité idéologique avec l’histoire du Parti de l’Istiqlal, marquée par le patriotisme, la défense de la souveraineté et la solidarité avec les peuples en lutte pour leurs droits.
La référence à Ssi Allal El Fassi demeure également présente. Mais elle est reformulée dans un langage adapté aux attentes contemporaines. La formation du citoyen ne signifie plus seulement l’éducation politique ou morale. Elle renvoie désormais à la capacité d’entreprendre, de trouver un emploi, d’accéder à la décision publique et de contribuer concrètement au développement du pays.
L’emploi, première urgence générationnelle
Derrière les références historiques et idéologiques, les priorités de la Génération Z istiqlalienne sont d’abord sociales et économiques.
L’emploi apparaît comme le principal sujet de préoccupation. Les jeunes ne demandent plus uniquement des dispositifs temporaires ou des programmes ponctuels. Ils réclament une politique nationale intégrée faisant de la création d’emplois durables une priorité publique.
La Jeunesse Istiqlalienne propose notamment de conditionner les aides publiques accordées aux entreprises à des engagements mesurables en matière de recrutement et de formation. L’idée est claire : une entreprise bénéficiant d’argent public devrait contribuer directement à l’emploi et à la montée en compétences des jeunes.
L’organisation réclame également des stages rémunérés, des programmes destinés aux diplômés et aux chômeurs de longue durée, ainsi qu’un renforcement des dispositifs de deuxième chance. Elle insiste aussi sur l’emploi associatif et sur la protection des travailleurs des plateformes numériques.
Ce dernier point montre que la nouvelle génération veut intégrer les transformations du marché du travail. Livreurs, chauffeurs, indépendants et travailleurs des applications numériques ne peuvent plus rester dans une zone grise, sans droits sociaux clairs ni véritable protection juridique.
Une école publique qui mène réellement vers l’autonomie
L’éducation constitue le deuxième pilier de cette feuille de route. La Jeunesse Istiqlalienne défend une école publique gratuite, équitable et de qualité sur l’ensemble du territoire.
Mais son discours ne se limite pas à une défense générale de l’enseignement public. Il insiste sur l’adaptation de la formation aux réalités économiques, aux besoins des régions et aux métiers d’avenir.
La revalorisation de la formation professionnelle occupe ainsi une place importante. La Génération Z istiqlalienne semble vouloir dépasser l’ancienne hiérarchie qui valorisait presque exclusivement les diplômes universitaires, au détriment des compétences techniques et professionnelles.
Cette approche traduit une demande de pragmatisme : une formation ne doit pas seulement conduire à un diplôme, mais à une véritable possibilité d’insertion, de mobilité sociale et d’indépendance économique.
Entreprendre, mais sans rente ni privilèges
L’entrepreneuriat est présenté comme un autre instrument d’autonomisation. Les jeunes doivent pouvoir accéder au financement, aux marchés publics et à l’accompagnement nécessaire pour pérenniser leurs projets.
Toutefois, la Jeunesse Istiqlalienne établit un lien direct entre entrepreneuriat et lutte contre la corruption. À ses yeux, il ne peut y avoir d’égalité des chances lorsque certains bénéficient de situations de rente, de monopoles, de conflits d’intérêts ou de privilèges injustifiés.
Cette exigence de probité se retrouve dans la question électorale. L’organisation appelle à des scrutins transparents, à la lutte contre l’argent illicite et à l’exclusion des personnes impliquées dans des affaires de corruption des fonctions représentatives.
Le message est particulièrement fort à l’approche des élections législatives : la jeunesse ne veut pas seulement participer davantage. Elle veut participer dans un système politique plus propre, plus ouvert et plus crédible.
Santé mentale, inclusion et justice territoriale
Autre évolution notable : la santé mentale entre officiellement dans les priorités politiques de la jeunesse istiqlalienne. L’organisation demande le développement de mécanismes de soutien psychologique dans les écoles, les universités et les établissements de santé.
Longtemps marginalisée dans le débat public, cette question est devenue centrale pour une génération confrontée au chômage, à la précarité, à la pression sociale et à l’exposition permanente aux réseaux numériques.
La feuille de route insiste également sur l’inclusion des jeunes en situation de handicap, des femmes, des orphelins et des catégories vulnérables.
Elle réclame une accélération de la régionalisation avancée et une meilleure participation des jeunes à la définition des politiques territoriales.
Car la Génération Z marocaine n’est pas une réalité homogène. Les opportunités ne sont pas les mêmes à Rabat, Casablanca, Errachidia, Al Hoceïma ou dans les zones rurales. L’autonomisation passe donc nécessairement par davantage de justice territoriale.
Passer du discours politique au langage numérique
Enfin, la Jeunesse Istiqlalienne reconnaît que la bataille politique se joue désormais aussi sur les plateformes numériques. Elle appelle à un nouveau discours capable de concilier les références idéologiques du parti avec les modes de communication de la Génération Z.
Le défi ne consiste pas uniquement à publier davantage de vidéos courtes ou à occuper les réseaux sociaux. Il s’agit surtout de rendre la parole politique plus directe, plus lisible et plus proche des préoccupations quotidiennes.
Cette orientation est le résultat d’un processus de consultations régionales, provinciales, numériques et de terrain, ayant notamment conduit à l’élaboration du Pacte du 11 janvier pour la jeunesse. Près de quinze mille jeunes auraient participé à cette démarche, appelée à devenir la plateforme politique et revendicative de l’organisation.
Une génération attachée aux fondamentaux historiques
La nouvelle génération istiqlalienne ne revendique pas une rupture avec l’identité du parti. Elle tente plutôt d’en actualiser les fondamentaux.
Le premier de ces fondamentaux reste la souveraineté nationale. La défense de l’intégrité territoriale du Royaume et le soutien à l’initiative marocaine d’autonomie au Sahara occupent une place centrale dans la déclaration politique adoptée par le Congrès. Pour la Jeunesse Istiqlalienne, la cause nationale doit continuer à structurer l’engagement politique des nouvelles générations.
Le soutien à la cause palestinienne constitue un autre marqueur historique. L’organisation réaffirme son attachement à la création d’un État palestinien indépendant avec Al-Qods-Est comme capitale, tout en rappelant le rôle du Maroc et du Comité Al-Qods.
Ces positions illustrent une continuité idéologique avec l’histoire du Parti de l’Istiqlal, marquée par le patriotisme, la défense de la souveraineté et la solidarité avec les peuples en lutte pour leurs droits.
La référence à Ssi Allal El Fassi demeure également présente. Mais elle est reformulée dans un langage adapté aux attentes contemporaines. La formation du citoyen ne signifie plus seulement l’éducation politique ou morale. Elle renvoie désormais à la capacité d’entreprendre, de trouver un emploi, d’accéder à la décision publique et de contribuer concrètement au développement du pays.
L’emploi, première urgence générationnelle
Derrière les références historiques et idéologiques, les priorités de la Génération Z istiqlalienne sont d’abord sociales et économiques.
L’emploi apparaît comme le principal sujet de préoccupation. Les jeunes ne demandent plus uniquement des dispositifs temporaires ou des programmes ponctuels. Ils réclament une politique nationale intégrée faisant de la création d’emplois durables une priorité publique.
La Jeunesse Istiqlalienne propose notamment de conditionner les aides publiques accordées aux entreprises à des engagements mesurables en matière de recrutement et de formation. L’idée est claire : une entreprise bénéficiant d’argent public devrait contribuer directement à l’emploi et à la montée en compétences des jeunes.
L’organisation réclame également des stages rémunérés, des programmes destinés aux diplômés et aux chômeurs de longue durée, ainsi qu’un renforcement des dispositifs de deuxième chance. Elle insiste aussi sur l’emploi associatif et sur la protection des travailleurs des plateformes numériques.
Ce dernier point montre que la nouvelle génération veut intégrer les transformations du marché du travail. Livreurs, chauffeurs, indépendants et travailleurs des applications numériques ne peuvent plus rester dans une zone grise, sans droits sociaux clairs ni véritable protection juridique.
Une école publique qui mène réellement vers l’autonomie
L’éducation constitue le deuxième pilier de cette feuille de route. La Jeunesse Istiqlalienne défend une école publique gratuite, équitable et de qualité sur l’ensemble du territoire.
Mais son discours ne se limite pas à une défense générale de l’enseignement public. Il insiste sur l’adaptation de la formation aux réalités économiques, aux besoins des régions et aux métiers d’avenir.
La revalorisation de la formation professionnelle occupe ainsi une place importante. La Génération Z istiqlalienne semble vouloir dépasser l’ancienne hiérarchie qui valorisait presque exclusivement les diplômes universitaires, au détriment des compétences techniques et professionnelles.
Cette approche traduit une demande de pragmatisme : une formation ne doit pas seulement conduire à un diplôme, mais à une véritable possibilité d’insertion, de mobilité sociale et d’indépendance économique.
Entreprendre, mais sans rente ni privilèges
L’entrepreneuriat est présenté comme un autre instrument d’autonomisation. Les jeunes doivent pouvoir accéder au financement, aux marchés publics et à l’accompagnement nécessaire pour pérenniser leurs projets.
Toutefois, la Jeunesse Istiqlalienne établit un lien direct entre entrepreneuriat et lutte contre la corruption. À ses yeux, il ne peut y avoir d’égalité des chances lorsque certains bénéficient de situations de rente, de monopoles, de conflits d’intérêts ou de privilèges injustifiés.
Cette exigence de probité se retrouve dans la question électorale. L’organisation appelle à des scrutins transparents, à la lutte contre l’argent illicite et à l’exclusion des personnes impliquées dans des affaires de corruption des fonctions représentatives.
Le message est particulièrement fort à l’approche des élections législatives : la jeunesse ne veut pas seulement participer davantage. Elle veut participer dans un système politique plus propre, plus ouvert et plus crédible.
Santé mentale, inclusion et justice territoriale
Autre évolution notable : la santé mentale entre officiellement dans les priorités politiques de la jeunesse istiqlalienne. L’organisation demande le développement de mécanismes de soutien psychologique dans les écoles, les universités et les établissements de santé.
Longtemps marginalisée dans le débat public, cette question est devenue centrale pour une génération confrontée au chômage, à la précarité, à la pression sociale et à l’exposition permanente aux réseaux numériques.
La feuille de route insiste également sur l’inclusion des jeunes en situation de handicap, des femmes, des orphelins et des catégories vulnérables.
Elle réclame une accélération de la régionalisation avancée et une meilleure participation des jeunes à la définition des politiques territoriales.
Car la Génération Z marocaine n’est pas une réalité homogène. Les opportunités ne sont pas les mêmes à Rabat, Casablanca, Errachidia, Al Hoceïma ou dans les zones rurales. L’autonomisation passe donc nécessairement par davantage de justice territoriale.
Passer du discours politique au langage numérique
Enfin, la Jeunesse Istiqlalienne reconnaît que la bataille politique se joue désormais aussi sur les plateformes numériques. Elle appelle à un nouveau discours capable de concilier les références idéologiques du parti avec les modes de communication de la Génération Z.
Le défi ne consiste pas uniquement à publier davantage de vidéos courtes ou à occuper les réseaux sociaux. Il s’agit surtout de rendre la parole politique plus directe, plus lisible et plus proche des préoccupations quotidiennes.
L’élection de Mansour Lambarki à la tête de l’organisation incarne ce renouvellement.
Mais le rajeunissement des visages ne suffira pas. La crédibilité de cette nouvelle feuille de route dépendra de sa traduction concrète en objectifs, en échéances et en indicateurs vérifiables.
La Génération Z istiqlalienne semble avoir formulé son message : elle reste attachée à l’histoire, aux valeurs nationales et à l’identité du parti, mais elle demande désormais des résultats. Elle ne veut plus seulement être l’avenir de l’Istiqlal. Elle veut pouvoir en devenir, dès aujourd’hui, l’un des principaux acteurs.
La Génération Z istiqlalienne semble avoir formulé son message : elle reste attachée à l’histoire, aux valeurs nationales et à l’identité du parti, mais elle demande désormais des résultats. Elle ne veut plus seulement être l’avenir de l’Istiqlal. Elle veut pouvoir en devenir, dès aujourd’hui, l’un des principaux acteurs.












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