Par Adnane Benchakroun
Dans les médias publics, quelques clips fleurissent, histoire de rappeler au peuple que le gouvernement bosse dur. Les partis d’opposition crient à la manœuvre pré-électorale ? Bah, routine. Pourtant, derrière les belles promesses d’emplois par millions et de chantiers titanesques, les chiffres restent frileux, comme un thermomètre en panne de confiance : trois années, 75.000 emplois. Soit un peu plus qu’un village de taille moyenne. L’objectif ? Un million. Reste à savoir s’il s’agit de postes réels… ou de projections PowerPoint.
Mais attention, le gouvernement voit plus loin. Ou plutôt, il saute à pieds joints par-dessus le scrutin de 2026, pour se projeter directement dans un Maroc rêvé à l’horizon 2030, avec stades, tunnels et emplois pour tous. Et tant pis si, entre-temps, les partenaires du RNI, un brin gênés aux entournures, prennent leur distance. Ce n’est pas une rupture, c’est un « détachement stratégique ». En gros, chacun commence à sortir ses propres pancartes sans quitter tout à fait le cortège.
Dans le fond, ce flou savamment entretenu n’est peut-être qu’un pari : moins les électeurs comprendront, plus ils hésiteront. Et qui hésite… finit souvent par voter pour celui qui parle le plus fort. Ou le plus loin.
Un peu d’air dans les chiffres :
La vraie urgence ? Penser l’emploi autrement : reconversion, économie sociale, numérique local. Pas seulement des méga-chantiers ou des chiffres ronds. L’avenir du travail ne se construit pas uniquement à coup de promesses quinquennales, mais avec des mesures concrètes, ciblées et surtout… suivies.












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