Un concept narratif faussement évident
La force première de His and Hers réside dans sa structure. Chaque événement est raconté deux fois, filtré par la subjectivité de chacun des protagonistes.
Ce procédé narratif n’est pas nouveau en soi, mais la série l’utilise avec une précision rare. Les dialogues, les silences, les gestes et même les regards prennent des significations différentes selon le point de vue adopté.
Cette construction met en lumière une vérité fondamentale souvent négligée : il n’existe pas une seule version des faits, mais une multitude de récits façonnés par l’expérience, la mémoire et les émotions.
His and Hers ne cherche pas à désigner un coupable ou un héros, mais expose la fragilité de toute certitude lorsqu’elle est confrontée à l’autre.
Ce procédé narratif n’est pas nouveau en soi, mais la série l’utilise avec une précision rare. Les dialogues, les silences, les gestes et même les regards prennent des significations différentes selon le point de vue adopté.
Cette construction met en lumière une vérité fondamentale souvent négligée : il n’existe pas une seule version des faits, mais une multitude de récits façonnés par l’expérience, la mémoire et les émotions.
His and Hers ne cherche pas à désigner un coupable ou un héros, mais expose la fragilité de toute certitude lorsqu’elle est confrontée à l’autre.
Une radiographie moderne du couple
Au-delà de sa mécanique narrative, la série s’impose comme une véritable radiographie du couple contemporain. His and Hers explore les attentes, les malentendus et les déséquilibres émotionnels qui traversent les relations modernes.
Elle aborde des thèmes universels tels que la communication, le pouvoir, la jalousie ou encore la peur de l’abandon, sans jamais sombrer dans le cliché.
Ce qui frappe, c’est la justesse avec laquelle la série décrit les micro-tensions du quotidien : une phrase mal interprétée, un silence prolongé, un souvenir qui ne coïncide pas.
Ces détails, souvent invisibles, deviennent ici le cœur du drame.
La série rappelle ainsi que les grandes fractures naissent rarement de conflits spectaculaires, mais de l’accumulation de petites incompréhensions.
Elle aborde des thèmes universels tels que la communication, le pouvoir, la jalousie ou encore la peur de l’abandon, sans jamais sombrer dans le cliché.
Ce qui frappe, c’est la justesse avec laquelle la série décrit les micro-tensions du quotidien : une phrase mal interprétée, un silence prolongé, un souvenir qui ne coïncide pas.
Ces détails, souvent invisibles, deviennent ici le cœur du drame.
La série rappelle ainsi que les grandes fractures naissent rarement de conflits spectaculaires, mais de l’accumulation de petites incompréhensions.
Une écriture au service de la nuance
Le scénario de His and Hers se distingue par une écriture d’une grande finesse. Les personnages ne sont jamais réduits à des archétypes. Ils sont contradictoires, parfois agaçants, souvent touchants, toujours humains.
Cette complexité empêche toute lecture manichéenne et oblige le spectateur à remettre constamment en question ses propres jugements. La série joue également avec les ellipses et les non-dits.
Ce qui n’est pas montré ou pas dit a autant de poids que ce qui est explicitement formulé. Cette économie de dialogues renforce la dimension psychologique du récit et invite à une lecture active, presque introspective.
Cette complexité empêche toute lecture manichéenne et oblige le spectateur à remettre constamment en question ses propres jugements. La série joue également avec les ellipses et les non-dits.
Ce qui n’est pas montré ou pas dit a autant de poids que ce qui est explicitement formulé. Cette économie de dialogues renforce la dimension psychologique du récit et invite à une lecture active, presque introspective.
Une mise en scène sobre et signifiante
La réalisation adopte une esthétique volontairement épurée.
Les décors, souvent minimalistes, laissent toute la place aux corps et aux visages. Les plans serrés accentuent l’intimité, parfois jusqu’à l’inconfort, tandis que la caméra semble chercher, elle aussi, la vérité derrière les apparences.
La lumière et la bande-son participent à cette atmosphère feutrée, presque suspendue. Rien n’est excessif, tout est mesuré. Cette retenue visuelle renforce l’impact émotionnel et évite le piège du mélodrame. His and Hers fait le choix de la suggestion plutôt que de la démonstration.
Les décors, souvent minimalistes, laissent toute la place aux corps et aux visages. Les plans serrés accentuent l’intimité, parfois jusqu’à l’inconfort, tandis que la caméra semble chercher, elle aussi, la vérité derrière les apparences.
La lumière et la bande-son participent à cette atmosphère feutrée, presque suspendue. Rien n’est excessif, tout est mesuré. Cette retenue visuelle renforce l’impact émotionnel et évite le piège du mélodrame. His and Hers fait le choix de la suggestion plutôt que de la démonstration.
Un écho culturel puissant
Si His and Hers rencontre un tel succès, c’est aussi parce qu’elle résonne profondément avec les préoccupations actuelles.
À l’ère des réseaux sociaux, où chacun construit sa propre version de la réalité, la série questionne la notion de vérité subjective.
Qui raconte l’histoire ? À qui appartient-elle ? Et surtout, quelle version choisit-on de croire ?
La série dialogue ainsi avec des enjeux contemporains plus larges : la place de la parole, la légitimité des ressentis, et la difficulté croissante à se comprendre dans un monde saturé de récits concurrents.
En ce sens, His and Hers dépasse largement le cadre de la fiction sentimentale pour devenir un objet culturel révélateur.
À l’ère des réseaux sociaux, où chacun construit sa propre version de la réalité, la série questionne la notion de vérité subjective.
Qui raconte l’histoire ? À qui appartient-elle ? Et surtout, quelle version choisit-on de croire ?
La série dialogue ainsi avec des enjeux contemporains plus larges : la place de la parole, la légitimité des ressentis, et la difficulté croissante à se comprendre dans un monde saturé de récits concurrents.
En ce sens, His and Hers dépasse largement le cadre de la fiction sentimentale pour devenir un objet culturel révélateur.
Des performances d’acteurs remarquables
Le succès de la série repose également sur l’interprétation des acteurs principaux. Leur jeu tout en retenue donne chair à l’ambiguïté du récit. Un même personnage peut susciter empathie ou rejet selon le point de vue adopté, preuve d’une performance maîtrisée et nuancée.
Les acteurs parviennent à exprimer des émotions complexes sans surjeu, rendant crédibles des situations parfois inconfortables.
Cette sincérité contribue largement à l’attachement du public et à la sensation troublante de reconnaissance que provoque la série.
Les acteurs parviennent à exprimer des émotions complexes sans surjeu, rendant crédibles des situations parfois inconfortables.
Cette sincérité contribue largement à l’attachement du public et à la sensation troublante de reconnaissance que provoque la série.
His and Hers s’impose comme bien plus qu’une série à succès.
Elle est une réflexion subtile sur le couple, la mémoire et la subjectivité, portée par une écriture exigeante et une mise en scène délicate.
En donnant à voir deux vérités parallèles, la série nous confronte à nos propres biais et à notre besoin de récits clairs dans un monde qui ne l’est jamais vraiment.
C’est sans doute là que réside sa force : His and Hers ne cherche pas à trancher, mais à montrer. Et dans cet espace laissé au doute et à la nuance, elle trouve une résonance culturelle rare, capable de toucher un public large tout en conservant une véritable profondeur artistique.
En donnant à voir deux vérités parallèles, la série nous confronte à nos propres biais et à notre besoin de récits clairs dans un monde qui ne l’est jamais vraiment.
C’est sans doute là que réside sa force : His and Hers ne cherche pas à trancher, mais à montrer. Et dans cet espace laissé au doute et à la nuance, elle trouve une résonance culturelle rare, capable de toucher un public large tout en conservant une véritable profondeur artistique.












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