A lire ou à écouter en podcast :
Dans son dernier rapport de surveillance, le Fonds Monétaire International (FMI) livre une analyse lucide et sans complaisance des perspectives économiques du Royaume. Si l'institution de Bretton Woods salue la solidité des fondamentaux marocains, elle identifie néanmoins cinq risques majeurs susceptibles de faire dérailler la trajectoire de croissance d'ici la fin de l'année 2026. Entre urgence climatique et tensions géopolitiques mondiales, le message est clair : l'heure n'est pas au relâchement, mais au renforcement des pare-feux économiques.
Le changement climatique, menace numéro un pour la croissance
Le diagnostic posé par le FMI agit comme une alarme pour les décideurs politiques marocains. En tête des préoccupations identifiées figure, sans surprise, le changement climatique. La succession des années de sécheresse n'est plus considérée comme un phénomène conjoncturel mais comme un risque structurel majeur pesant sur le PIB agricole et, par ricochet, sur la croissance globale et l'emploi en milieu rural. Le Fonds insiste sur l'urgence d'adapter le modèle économique à cette nouvelle donne hydrique, soulignant que la raréfaction de l'eau pourrait devenir un frein physique au développement si les investissements dans le dessalement et l'efficacité hydrique ne sont pas accélérés.
Le deuxième risque majeur relève de la sphère géopolitique. Dans un monde fragmenté, le Maroc, de par son ouverture commerciale, reste exposé aux chocs externes. Une flambée des prix de l'énergie ou une perturbation des chaînes d'approvisionnement mondiales pourraient rapidement déséquilibrer la balance commerciale et raviver les pressions inflationnistes. À cela s'ajoute le risque lié aux incertitudes fiscales et à la gestion de la dette publique. Le FMI appelle à une vigilance accrue sur les finances de l'État, recommandant de poursuivre la consolidation budgétaire pour reconstituer des marges de manœuvre indispensables en cas de nouvelle crise. La soutenabilité de la dette reste un acquis, mais elle doit être préservée face à la hausse des coûts de financement à l'international.
Enfin, le rapport pointe les risques sociaux liés à la lenteur de certaines réformes structurelles et à la persistance des inégalités. Si le chantier de la protection sociale généralisée est salué, son financement pérenne reste un défi. Le FMI met également en garde contre un éventuel essoufflement de la croissance chez les principaux partenaires économiques du Maroc, notamment en zone euro, qui pourrait impacter les exportations et les transferts des MRE. Face à ces cinq menaces, l'institution recommande une stratégie de "résilience proactive", mêlant prudence budgétaire, diversification économique et accélération de la transition énergétique, seule voie pour sécuriser l'horizon 2026.
Le deuxième risque majeur relève de la sphère géopolitique. Dans un monde fragmenté, le Maroc, de par son ouverture commerciale, reste exposé aux chocs externes. Une flambée des prix de l'énergie ou une perturbation des chaînes d'approvisionnement mondiales pourraient rapidement déséquilibrer la balance commerciale et raviver les pressions inflationnistes. À cela s'ajoute le risque lié aux incertitudes fiscales et à la gestion de la dette publique. Le FMI appelle à une vigilance accrue sur les finances de l'État, recommandant de poursuivre la consolidation budgétaire pour reconstituer des marges de manœuvre indispensables en cas de nouvelle crise. La soutenabilité de la dette reste un acquis, mais elle doit être préservée face à la hausse des coûts de financement à l'international.
Enfin, le rapport pointe les risques sociaux liés à la lenteur de certaines réformes structurelles et à la persistance des inégalités. Si le chantier de la protection sociale généralisée est salué, son financement pérenne reste un défi. Le FMI met également en garde contre un éventuel essoufflement de la croissance chez les principaux partenaires économiques du Maroc, notamment en zone euro, qui pourrait impacter les exportations et les transferts des MRE. Face à ces cinq menaces, l'institution recommande une stratégie de "résilience proactive", mêlant prudence budgétaire, diversification économique et accélération de la transition énergétique, seule voie pour sécuriser l'horizon 2026.












L'accueil



















