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I Show Speed humilié en Algérie : une opération promo sabotée


Rédigé par le Lundi 19 Janvier 2026

Nous sommes abasourdis. Au-delà de la simple déception. On sent que ce match n’a pas suivi son cours normal, surtout dans les derniers instants. La comédie dramatique du retrait puis du retour sur la pelouse ne correspond pas à notre conception du football et nous laisse à la fois gênés et en colère.



Le dimanche 18 janvier 2026 ne ressemble à aucun autre dimanche. Habituellement, ce jour-là me paraît vide, creux. Je le passe à compter les heures, à faire n’importe quoi.


Je hais les dimanches. C’est le titre d’une chanson, c’est aussi une chronique sur le rien.


Au fond, qu’importe que cette journée soit longue et pénible ?


Ce matin-là, je me suis réveillé en chantant. J’étais heureuse, car ce dimanche était différent : beau, prometteur, généreux, à la fois doux et lumineux. Ce n’était plus un dimanche, mais un jeudi ou un vendredi éclatant, un rêve vivant qu’il fallait suivre attentivement. Un peu comme un jour de l’Aïd sans Aïd, sauf que le soir, deux équipes de football de qualité s’affronteraient.


Je n’aime pas le vocabulaire guerrier pour parler d’un match de foot. C’est un jeu, certes sérieux, physique, psychologique aussi, où l’intelligence du mouvement compte autant que la puissance du tir. Le ballon circule au point de nous rendre fous.


D’où vient cette folie qui a saisi tout un peuple durant la CAN ? Elle est récente, peut-être née lors de la dernière Coupe du monde, quand les Lions ont atteint la demi-finale face à la France.


Ce soir-là, nous étions entre Africains. Nous avions presque oublié que le Maroc est aussi l’Afrique du Nord. Entre le nord et le sud, tant de peuples différents, riches de promesses, fous de football comme les Nigérians ou les Tanzaniens.


Je regardais la finale en famille, car tout le monde parlait de Hakimi, Diaz, El Kaabi… Regragui… On parlait foot et on était heureux de partager cette peur collective, car la victoire semblait difficile.


J’étais prête pour la fête. Des ami.es étaient invité.es. La table était bien garnie. La joie contenue, l’espoir intact.


Puis soudain, une intuition stupide : nous allions gagner, et gagner largement. Un match peut-être difficile, mais il nous apporterait la victoire.


Les Sénégalais entrent sur le terrain. Le jeu commence. Les Lions, timides, hésitent, manquent d’audace. Ils ratent des occasions. Et nous, impuissants devant la télévision, nous nous demandons ce qui leur arrive. Nous nous disons qu’à la deuxième mi-temps, ils vont changer de stratégie, jouer sans précaution. Mais l’esprit n’y est pas. On se dirige vers une répétition de la demi-finale : zéro à zéro, prolongations, tirs au but.


Puis, après une faute sénégalaise, l’arbitre accorde un penalty au Maroc. Un soulagement immense dans la foule. Mais le Sénégal conteste la décision du juge congolais et certains joueurs quittent le terrain.


Après huit minutes de négociations, ils reviennent. Diaz, concentré mais mal à l’aise, rate son tir. Et le Sénégal devient champion de la CAN 2025.


Nous sommes atterré.es. Au-delà de la déception. Le match n’a pas été normal, surtout dans les dernières minutes. Cette scène du retrait puis du retour sur le terrain ne correspond pas à notre idée du football et nous laisse embarrassés et en colère.


Le spectacle s’achève dans la pluie. On range les drapeaux et on rentre chez soi, la tête lourde de chagrin et d’incompréhension.

Il est difficile d’accepter cette idée. Je pense plutôt qu’il s’agit de deux visions du football incompatibles. Ce qui restera, c’est l’attitude indigne de l’entraîneur sénégalais Pape Thiaw, qui a joué au chantage et inventé une nouvelle façon de jouer.


Il y avait quelque chose d’étrange dans le visage de Brahim Diaz. Ce matin, les réseaux sociaux sont déjà pleins de complotisme. Non : Diaz a simplement raté son tir, ni plus ni moins. Et cela a offert la victoire au Sénégal. Ce match laisse un goût amer, triste, que j’essaie de repousser pour ne pas rejoindre ceux qui parlent de complot.


Mon dimanche n’a pas été un jour comme les autres. Il faudra l’oublier.






Salma Labtar
Journaliste sportive et militante féministe, lauréate de l'ISIC. Dompteuse de mots, je jongle avec... En savoir plus sur cet auteur
Lundi 19 Janvier 2026

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