Assimiler l’IA à une source de plagiat revient à ignorer sa nature même.
Elle ne fait que proposer des formulations possibles à partir d’instructions humaines. La pensée, la cohérence, l’orientation et la responsabilité demeurent intégralement humaines.
La question essentielle n’est donc pas l’outil utilisé, mais ce qui est dit, d’où cela vient et dans quelle continuité intellectuelle cela s’inscrit.
Une vision construite sur plus de vingt-cinq ans de travaux, nourrie par des recherches, des terrains, des responsabilités académiques et professionnelles, ne surgit pas par génération automatique.
L’histoire de la recherche est pourtant claire : les outils ont toujours évolué.
L’IA générative s’inscrit dans cette continuité : elle accélère, structure et clarifie, mais ne pense pas à la place de l’humain.
Il faut le dire clairement : l’intégrité scientifique ne se mesure pas à l’absence d’outils, mais à la responsabilité du propos.
Celui qui assume publiquement l’usage raisonné de l’IA, qui peut défendre ses idées, en retracer l’origine et en assumer les conséquences, respecte pleinement l’éthique académique.
L’IA générative ne vole aucune pensée. Elle met au contraire en lumière celles qui existent déjà. Ce qu’elle révèle, parfois crûment, c’est la différence entre avoir des idées et en avoir peur.
Par Dr Az-Eddine Bennani












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